Archives de catégorie : Messages du Secrétaire Général

MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA : Le 1er décembre 2019

Si nous voulons mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030, comme nous nous sommes engagés à le faire dans les objectifs de développement durable, nous devons agir ensemble sans relâche. L’ONU, les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires travaillent en étroite collaboration pour élargir l’accès aux services de santé et prévenir de nouvelles infections à VIH. En 2018, plus de 23 millions de personnes vivant avec le VIH étaient sous traitement. Partout dans le monde, les organisations communautaires jouent un rôle de premier plan à cet égard : elles aident les personnes touchées à faire valoir leurs droits, favorisent un accès sans stigmatisation à des services sociaux et à des services de santé, veillent à ce que les services bénéficient aux personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées et exercent des pressions pour faire modifier les lois discriminatoires. Comme l’énonce très justement la formule retenue pour le thème de cette année, les organisations communautaires font la différence. Pourtant, tous les besoins ne sont pas satisfaits. Alors que 38 millions de personnes – un chiffre record – vivent actuellement avec le VIH, les ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie ont diminué d’un milliard de dollars l’an dernier. Nous devons plus que jamais tirer parti de l’action que mènent les membres des organisations communautaires qui se battent pour les intérêts de leurs pairs, fournissent des services liés au VIH, défendent les droits de la personne et offrent un soutien à celles et ceux qui en ont besoin. Lorsque les organisations communautaires s’engagent, des changements positifs se produisent, les investissements portent leurs fruits, et l’égalité, le respect et la dignité se trouvent renforcés. Avec l’aide des organisations communautaires, nous pouvons venir à bout du sida.

25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Message du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres

L’Organisation des Nations Unies est déterminée à mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles.

Ces atteintes, qui comptent parmi les violations des droits de la personne les plus odieuses, les plus persistantes et les plus généralisées au monde, touchent une femme sur trois.

Il s’agit donc d’une femme de votre entourage ou de votre famille, d’une collègue ou d’une amie, voire de vous-même.

La violence sexuelle contre les femmes et les filles prend ses racines dans des siècles de domination masculine.

N’oublions pas que, fondamentalement, les inégalités entre les genres qui sous-tendent la culture du viol sont un déséquilibre des pouvoirs.

La stigmatisation, les idées fausses, l’absence de signalement et la piètre application des lois ne font que perpétuer l’impunité.

Et le viol continue d’être utilisé comme une arme de guerre monstrueuse.

Tout cela doit cesser…. et doit cesser immédiatement.

J’exhorte les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les populations de tous les pays à faire preuve de la plus grande fermeté face à la violence sexuelle et à la misogynie.

Nous devons témoigner bien plus de solidarité aux survivantes, aux militants et militantes et aux défenseurs et défenseuses des droits des femmes.

Et ils nous appartient de promouvoir les droits des femmes et l’égalité des chances.

Ensemble, nous pouvons – et nous devons – mettre fin au viol et aux agressions sexuelles de toute nature.

Je vous remercie.

30 août : Journée internationale des victimes de disparition forcée

Les disparitions forcées font souvent partie d’une stratégie destinée à faire régner la terreur. On pourrait croire, à tort, qu’elles font partie du passé. Depuis 2011, la Journée internationale des victimes de disparition forcée (30 août) rappelle que de nombreux cas de disparitions forcées ne sont pas résolus et que de nouveaux cas continuent d’être signalés dans diverses régions du monde. Une disparition a un effet doublement paralysant : pour les victimes souvent torturées et dont la vie est constamment menacée, et pour les membres de la famille qui ignorent le sort de leurs proches.

 

« Je demande aux États de s’employer davantage à prévenir les disparitions forcées et traduire en justice les responsables. À cette fin, je les invite à coopérer pleinement avec les mécanismes des Nations Unies. J’encourage également ceux qui ne l’ont pas encore fait à signer ou ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ou d’y adhérer. »António Guterres, Secrétaire général de l’ONU

 

21 août : #Journée internationale du #souvenir, en hommage aux victimes du terrorisme

« Je demande que nous pensions tous aux vies qui ont été changées pour toujours à cause du terrorisme. Engageons-nous à montrer aux victimes qu’elles ne sont pas seules, et que la communauté internationale leur exprime sa solidarité, où qu’elles se trouvent. Dans leur appel à l’apaisement et à la justice, elles s’expriment au nom de chacun et de chacune de nous. » — António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Alors que de plus en plus de pays sont touchés par le terrorisme aujourd’hui, le nombre de victimes semble se concentrer majoritairement dans quelques États.
Les victimes du terrorisme doivent trop souvent lutter pour faire entendre leur voix, obtenir une assistance et faire respecter leurs droits. Celles-ci se sentent en effet oubliées et négligées une fois que les conséquences immédiates d’une attaque terroriste s’estompent, ce qui peut aggraver leur traumatisme.
Certains États Membres ne disposent pas des ressources et des capacités nécessaires pour répondre aux besoins des victimes à moyen et à long terme, ce qui rend parfois difficile leur rétablissement et leur réintégration dans la société.

La responsabilité première de soutenir les victimes du terrorisme et de défendre leurs droits incombe aux États Membres. Les Nations Unies ont un rôle important à jouer pour les aider à mettre en œuvre les piliers I et IV de la Stratégie antiterroriste mondiale en soutenant les victimes, en renforçant les capacités, en créant et en soutenant des réseaux d’organisations de la société civile, en particulier les associations de victimes du terrorisme, et en encourageant les États Membres à promouvoir, protéger et respecter les droits des victimes. L’ONU s’emploie à fournir des ressources, à mobiliser la communauté internationale et à mieux répondre aux besoins des victimes du terrorisme.

 

Les trois dernières résolutions de l’examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies (A/RES/66/282, A/RES/68/276 and A/RES/72/284) ont toutes souligné l’importance du rôle des victimes dans la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent, ainsi que l’importance de reconnaître leurs droits fondamentaux.
La sixième résolution (A/RES/72/284), note en particulier que le renforcement de la résilience des victimes et de leurs familles, à travers un soutien et une assistance appropriés immédiatement après une attaque ainsi qu’à plus long terme, constitue une avancée majeure pour faire face, guérir et récupérer plus rapidement après une attaque. Le projet de résolution sur le renforcement de la coopération internationale en matière d’assistance aux victimes du terrorisme (A/73/l.88) reconnaît expressément la résilience des victimes comme un élément important pour la cohésion sociale de la société et comme des partenaires essentiels pour prévenir l’extrémisme violent propice au terrorisme.
Cette année, la deuxième commémoration de cette Journée internationale portera sur la résilience des victimes et de leurs familles – comment elles font face et ce qu’elles ont fait pour transformer leurs expériences afin d’aider à la guérison et au rétablissement, ainsi que pour devenir plus fortes et plus unies contre le terrorisme. Pour célébrer cette journée internationale, le Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT) et le Groupe des amis des victimes du terrorisme lanceront une exposition photographique le 21 août au Siège des Nations Unies à New York. L’exposition, inaugurée par S.E. M. António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, présentera des déclarations et des récits de victimes illustrant leur parcours et leur expérience de la résilience.

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES NATIONS UNIES POUR LE SOUTIEN AUX VICTIMES DE LA TORTURE le 26 juin 2019

Message du Secrétaire général des Nations Unies

L’interdiction de la torture est absolue, en toutes circonstances.

Et pourtant, ce principe de base est foulé au pied chaque jour dans les centres de détention, les prisons, les postes de police, les instituts psychiatriques et autres.

J’estime encourageant que nous nous dirigions vers une ratification universelle de la Convention des Nations Unies contre la torture, qui a été ratifiée par 166 États. Il est essentiel de veiller à ce que les lois et pratiques nationales soient conformes à la Convention, afin que nous puissions effectivement passer à l’interdiction de la torture en théorie comme en pratique.

Les actes de torture se déroulent normalement à huis clos. Il est donc fondamental que les mécanismes internationaux et nationaux indépendants relatifs aux droits de l’homme entrouvrent ces portes. C’est exactement ce que fait le Sous-Comité pour la prévention de la torture des Nations Unies, lorsqu’il se rend chaque année dans plus d’une centaine de prisons et d’instituts et s’entretient avec plus d’un millier de détenus, de responsables et d’agents des forces de l’ordre et du personnel médical, en étroit partenariat avec les mécanismes de prévention nationaux.

Dans tous nos travaux, nous devons soutenir les victimes et veiller au respect de leur droit à la réadaptation et à l’indemnisation. Cette démarche axée sur les victimes guide le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture, qui assiste près de 50 000 victimes chaque année dans quelque 80 pays. Elle nous aide également à mieux comprendre la torture sous ses multiples facettes, y compris le recours à la violence sexuelle et à la violence fondée sur le genre, et l’assistance particulière nécessitée par les divers groupes de victimes.

La torture est une tentative pernicieuse de briser la volonté d’un être humain. En cette Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, j’exhorte tous les États à mettre un terme à l’impunité dont bénéficient les responsables et à éliminer ces actes répréhensibles qui bafouent notre humanité commune.

 

 

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies félicite deux soldats de la paix burkinabé pour leur « courage exemplaire »

Communiqué de presse

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies félicite deux soldats de la paix burkinabé
pour leur « courage exemplaire »

Deux soldats de la paix burkinabé faisaient partie des neuf Casques bleus sélectionnés pour se voir remettre la prestigieuse médaille Capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel. Cette récompense a finalement été décernée à titre posthume au soldat Chancy Chitete, originaire du Malawi, par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, qui s’est tenue le 24 mai 2019 à New York.

Les deux soldats de la paix burkinabé, le caporal Adrien Ouedraogo et feu le caporal Ibrahim Yameogo, qui servaient dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ont aidé à défendre le « camp géant » de la Mission à Tombouctou contre une attaque terroriste, le 14 avril de l’année dernière.

Le Secrétaire général a récemment adressé une lettre de félicitations au caporal Ouedraogo et à la famille du caporal Yameogo, tombé dans l’exercice de ses fonctions. Le Secrétaire général a salué le courage exemplaire de ces combattants de la paix, auxquels il a exprimé sa sincère gratitude.

Le Secrétaire général a félicité le caporal Ouedraogo, artilleur blessé lors de l’attaque, pour avoir neutralisé les combattants ennemis à l’entrée du camp avec fermeté, abnégation et professionnalisme, ajoutant que M. Ouedraogo avait fait preuve d’une bravoure exceptionnelle dans l’exercice de son devoir.

Le Secrétaire général a rendu hommage à feu le caporal Yameogo, fusilier et chef de l’équipe de lutte contre les incendies, pour avoir contenu les pertes en vies humaines lors de l’attaque terroriste. Selon le Secrétaire général, les actes de M. Yameogo s’inscrivaient dans la plus pure tradition du maintien de la paix et témoignaient d’une bravoure et d’un courage extraordinaires.

Le Secrétaire général a présenté ses sincères condoléances à la famille et aux amis du caporal Ibrahim Yameogo, dont le décès l’a profondément attristé.

Dans le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie de remise de la médaille Diagne, M. Guterres a souligné que le grand nombre de soldats de la paix auquel il avait été envisagé de décerner cette récompense témoignait de l’extraordinaire courage et du dévouement des soldats de la paix de l’ONU.

Des soldats de la paix tchadiens, égyptiens, malawiens et sud-africains qui avaient également été pressentis pour recevoir la médaille Diagne ont eux aussi reçu une lettre de félicitations du Secrétaire général.

 

Plus d’informations : Veuillez contacter Emile Kaboré (CINU)   

E-mail : kaboree@un.org; Tél : 25306076

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime, le 09 décembre 2017

Aujourd’hui comme hier, le génocide est pour le genre humain dans son ensemble la cause de pertes profondes et douloureuses incommensurables. En 1948, avec l’adoption par l’Assemblée générale, à l’unanimité, de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, les États Membres ont reconnu qu’il était dans l’intérêt commun et de leur devoir de protéger les groupes dont l’existence même se verrait menacée. La Convention, adoptée juste après l’Holocauste et la Seconde Guerre mondiale, est venue témoigner de la détermination collective de protéger les peuples du barbarisme et d’empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent. Continuer la lecture

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le 10 décembre 2017

Cette année, la Journée des droits de l’homme marque le début d’une année de célébrations marquant le soixante-dixième anniversaire de l’adoption de l’un des accords internationaux les plus ambitieux jamais adoptés. La Déclaration universelle des droits de l’homme consacre les principes de l’égalité et de la dignité de chaque être humain, et dispose que tout État a pour devoir essentiel de garantir à chacun l’exercice de l’ensemble de ses droits et libertés inaliénables.
Nous avons tous le droit de nous exprimer librement et d’être associés aux décisions qui nous
concernent. Nous avons tous le droit de ne subir aucune forme de discrimination. Le droit à
l’éducation, le droit à la santé et celui d’avoir des perspectives économiques et un niveau de vie
décent figurent au nombre de nos droits, au même titre que le droit au respect de la vie privée et à la justice. Tous les jours, chacun de nous a besoin de ces droits, qui sont indispensables à la paix des sociétés et au développement durable. Continuer la lecture

Message du Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, le 03 décembre 2017

« Transformer nos sociétés pour les rendre viables et résilientes pour tous »
La résilience est essentielle pour parvenir au développement durable. Adopté avec la promesse de ne pas faire de laissés-pour-compte, le Programme 2030 consacre l’engagement à donner des moyens d’action aux victimes de la marginalisation et de l’exclusion, pour réduire leur vulnérabilité aux chocs économiques, sociaux et environnementaux. Continuer la lecture

The Secretary-General’s remarks at the opening of the 5ht African Union-European Union Summit, Abidjan, Côte d’Ivoire, 29 November 2017

C’est pour moi un grand plaisir de me retrouver parmi vous pour saluer le partenariat stratégique entre vos deux organisations, un partenariat qui m’est très cher.
En effet, en tant que Premier Ministre du Portugal et Président du Conseil européen, j’ai eu l’honneur de co-présider avec le Président Bouteflika le premier sommet Afrique-Union européenne en 2000. La Déclaration du Caire a jeté les bases du travail conjoint qui se poursuit aujourd’hui.
Je salue l’attention portée à la jeunesse, notamment la recherche d’un développement durable, inclusif et créateur d’emplois pour les jeunes. Continuer la lecture