Archives de catégorie : Communiqués de presse

L’Assemblée générale élit quatre juges à la CIJ et prévoit un autre tour de scrutin pour leurs homologues britannique et indien

Le Palais de la Paix, siège de la Cour Internationale de Justice (CIJ) à La Haye, Pays-Bas. (Archives) Photo: ONU/CIJ/Jeroen Bouman

L’Assemblée générale a réélu ou élu le 09 novembre 2017, au cinquième tour de scrutin, les juges français, brésilien, libanais et somalien, à la Cour internationale de Justice (CIJ), pour un mandat de neuf ans, à compter du 6 février 2018. Elle a prévu un autre tour pour les juges britannique et indien.
L’Assemblée et le Conseil de sécurité, qui ont commencé ce matin parallèlement l’élection de cinq juges avec obligation de parvenir aux mêmes résultats, ont voté différemment pour les candidats sortants de l’Inde et du Royaume-Uni. Ils ont donc décidé de se réunir lundi 13 novembre, à partir de 15 heures, pour les départager. Continuer la lecture

Le Conseil de sécurité élit quatre juges à la Cour internationale de Justice et prévoit un autre tour de scrutin pour leurs homologues britannique et indien

Le Palais de la Paix, siège de la Cour Internationale de Justice (CIJ) à La Haye, Pays-Bas. (Archives) Photo: ONU/CIJ/Jeroen Bouman

Le Conseil de sécurité a, simultanément avec l’Assemblée générale, réélu ou élu, le 09 novembre 2017, quatre juges de la Cour internationale de Justice (CIJ), pour un mandat de neuf ans qui prendra effet à compter du 6 février 2018.
Le Conseil a ainsi réélu M. Ronny Abraham (France) par 15 voix, MM. Antônio Augusto Cançado Trindade (Brésil) et Abdulqawi Ahmed Yusuf (Somalie) par 10 voix. M. Nawaf Salam (Liban) a été élu par 12 voix.
Quatre tours de scrutin ont été nécessaires au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale pour élire ces quatre juges parmi les six candidats en lice. Un tour de scrutin additionnel n’a pas permis de départager les deux candidats restants, MM. Dalveer Bhandari (Inde) et Christopher Greenwood (Royaume-Uni). Le premier a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée générale, le second au Conseil de sécurité. Continuer la lecture

Vingt États Membres promettent près de 400 millions de dollars pour soutenir les activités de développement des Nations Unies en 2018

La liste des contributions volontaires aux institutions spécialisées, fonds et programmes du système onusien reste ouverte jusqu’au 30 juin 2018

L’an dernier, 26 États Membres avaient promis de débourser plus d’un milliard de dollars pour le financement des activités opérationnelles des agences, fonds et programmes du système des Nations Unies, un engouement qui a été moindre cette année puisque 20 États Membres seulement sont venus faire des promesses de contributions à ces activités pour 2018, à l’occasion de la Conférence annuelle consacrée à ces annonces, qui totalisent 398 980 195 dollars.
À l’ouverture de la Conférence des Nations Unies de 2017 pour les annonces de contributions aux activités de développement, le Directeur du Bureau d’appui au Conseil économique et social (ECOSOC) et de la coordination, M. Navid Hanif, a présenté les tendances du financement des activités opérationnelles de développement des Nations Unies en précisant que 29,9 milliards de dollars avaient été déboursés à ce titre en 2016.
À titre de comparaison, ce chiffre représente 20% des 142,6 milliards de dollars dévolus à l’aide publique au développement (APD) en 2016, selon des données fournies par le groupe de travail OCDE/CAD (Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques) sur l’évaluation de l’aide. Continuer la lecture

Mali : Trois Casques bleus tués et deux autres blessés dans le nord du pays

Des Casques bleus au Mali. Photo MINUSMA/Harandane Dicko (Archives)

Trois Casques bleus de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies au Mali (MINUSMA) ont été tués jeudi 26 octobre 2017 quand leur véhicule a heurté une mine dans le nord du pays, a indiqué la Mission dans un communiqué de presse.
« Aujourd’hui vers 14h30, un véhicule de la Force de la MINUSMA qui escortait un convoi logistique a heurté une mine ou un engin explosif improvisé sur l’axe Tessalit-Aguelhok », a précisé la MINUSMA dans ce communiqué.
Suite à l’explosion, trois Casques bleus ont perdu la vie et deux autres ont été blessés selon un bilan provisoire. Leur évacuation médicale a été effectuée sur la ville de Kidal.
« Je condamne avec la dernière énergie de tels actes abjects, ayant pour seul but de déstabiliser le pays et de porter atteinte au processus de paix en cours au Mali. Mes pensées et ma sympathie vont aux familles des victimes et aux blessés », a déclaré le chef de Mission par intérim, Koen Davidse.
La Mission « reste déterminée à poursuivre ses efforts pour la consolidation de la paix au Mali », a-t-il ajouté.
La MINUSMA a rappelé que les attaques visant des soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. Elle a présenté ses condoléances aux proches des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Sahel : La mission du Conseil confirme la volonté des États de la région de rendre opérationnelle leur force conjointe de sécurisation des frontières

La mission du Conseil de sécurité dans le Sahel, qui s’est déroulée du 19 au 22 octobre derniers, a permis de confirmer la détermination politique des États sahéliens à finaliser rapidement, avec l’appui de la communauté internationale, le déploiement de la force régionale chargée de sécuriser leurs frontières, ont unanimement salué, le jeudi 26 octobre 2017, les trois membres de la délégation du Conseil à s’être rendus sur place.
Menée par la France, l’Italie et l’Éthiopie, cette visite de quatre jours au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso avait pour objectif de fournir aux membres du Conseil une évaluation de première main concernant l’opérationnalisation de la Force conjointe créée en février 2017 par les cinq pays membres du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). La mission avait également pour but d’évaluer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, conclu en février 2015.
« Le premier enseignement, c’est que les autorités des trois pays dans lesquels nous nous sommes rendus ont unanimement réaffirmé leur engagement politique en faveur de l’opérationnalisation dans les meilleurs délais de la Force conjointe », s’est d’emblée félicité le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre et Représentant permanent de la France, M. François Delattre, le même constat étant fait par ses homologues de l’Italie, M. Sebastiano Cardi, et de l’Éthiopie, M. Tekeda Alemu. Continuer la lecture

Le Conseil de sécurité tire trois enseignements de sa récente visite au Sahel

Le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, François Delattre, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, a tiré jeudi 26 octobre 2017 trois enseignements de la récente visite du Conseil dans la région du Sahel.
Cette mission de terrain au Sahel s’est déroulée du 19 au 22 octobre et s’est rendue successivement au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso.
La mission, qui a été menée conjointement par la France, l’Ethiopie et l’Italie, « est intervenue à un moment opportun au regard du travail du Conseil sur le dossier de la force conjointe du G5 Sahel », a expliqué M. Delattre lors d’un exposé. Le G5 Sahel comprend le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Mauritanie.
Selon le Représentant de la France, le premier enseignement de cette mission de terrain, « c’est que les autorités des trois pays dans lesquels nous nous sommes rendus ont unanimement réaffirmé leur engagement politique en faveur de l’opérationnalisation dans les meilleurs délais de la force conjointe ».
Le deuxième enseignement, « c’est que la visite du Conseil a permis de mettre en avant le soutien unanime et appuyé de tous ses membres à la force conjointe du G5 », a-t-il ajouté. Cette force « est considérée comme une réponse nécessaire pour lutter contre la nature transnationale de la menace sécuritaire à laquelle font face les Etats du Sahel, mais aussi pour compléter l’action de la MINUSMA et de Barkhane, et leur permettre de créer un environnement propice à l’exécution de leurs mandats ».
Enfin, le troisième enseignement, a expliqué M. Delattre, « c’est que le véritable débat ne porte plus sur la pertinence ou non de la force conjointe, ni même sur l’intérêt ou non de renforcer le soutien international dont elle bénéficie, mais bien sur la manière de calibrer celui-ci ».
Le Ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, doit présider lundi 30 octobre une réunion du Conseil de sécurité avec pour objectif d’aborder cette question, « en réfléchissant à la meilleure manière de renforcer le soutien de la communauté internationale à la force conjointe du G5 ».

Les Présidents des Hautes Cours en Afrique francophone ajoutent leurs voix à la lutte mondiale contre la corruption dans le système judiciaire

Ouagadougou, le 3 octobre 2017 – Dans le cadre des efforts de lutte contre la corruption par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), une série de conférences régionales d’experts réunissant des hauts représentants du secteur judiciaire et de l’administration judiciaire est en train de se tenir à travers le monde en préparation du lancement du réseau mondial pour l’intégrité judiciaire.
Pour que les voix et les points de vue de l’Afrique soient pris en compte dans le développement du réseau, une réunion préparatoire s’organise du 3 au 4 octobre à Ouagadougou, suite aux événements similaires en Asie (Bangkok), en Europe (Vienne) et en Amérique du Sud (Panama). La conférence rassemble une trentaine de participants de haut niveau, dont huit présidents de cour suprême et de cour de cassation, et d’autres représentants d’institutions judiciaires des quinze pays à travers la région. Continuer la lecture

Le Secrétaire général veut œuvrer avec l’Afrique pour donner des chances aux jeunes, notamment les femmes, et les inclure dans les processus de paix

On trouvera ci-après l’allocution prononcée, le 20 septembre 2017, par le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, à l’occasion de la réunion de haut niveau sur la Feuille de route de l’Union africaine sur le dividende démographique :
Je vous remercie, Monsieur le Président Condé, d’avoir organisé cette réunion de haut niveau, et je remercie les nombreux dirigeants qui ont répondu à l’appel et sont ici présents.
Au premier mois de mon mandat comme Secrétaire général, j’ai assisté au Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. J’ai voulu inaugurer une nouvelle ère de coopération ancrée dans une conviction profonde. Continuer la lecture

L’Assemblée générale des Nations Unies adopte son thème annuel et son ordre du jour dont un point sur « la responsabilité de protéger »

« Priorité à l’être humain: paix et vie décente pour tous sur une planète préservée », c’est le thème choisi par l’Assemblée générale pour sa soixante-douzième session, thème sur lequel les chefs d’État et de gouvernement attendus entre les 19 et 25 septembre 2017 baseront leur déclaration de politique générale. L’Assemblée a aussi inscrit parmi les 165 points à son ordre, répartis entre sa plénière et ses six Grandes Commissions, la question de « la responsabilité de protéger »*. La plénière et les Grandes Commissions fermeront leurs portes au plus tard le 11 décembre 2017, la session elle-même devant se terminer le 17 septembre 2018.
C’est par 113 voix pour, 21 voix contre et 17 abstentions que l’Assemblée générale a décidé de débattre, au cours de cette session, du point sur « la responsabilité de protéger et la prévention du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité ».
Initiatrice de cette inscription avec le Ghana, l’Australie a espéré un consensus à l’issue du futur débat. Cela fait plus de huit ans que l’on n’a pas débattu de cette question, a fait observer le Ghana, s’agissant d’un « un sujet très important pour nous » et d’un futur débat qui « n’a pas pour objectif d’aboutir à une résolution ». Ces assurances n’ont pas empêché la Syrie de demander un vote car il s’agit d’une « question revêtant un caractère hautement politique ». Le fait d’inscrire un sujet qui ne fait pas l’objet d’une définition acceptable pour tous revient à ignorer les divergences entre États, a argué la Syrie. Continuer la lecture

Le Secrétaire général nomme M. Peter Thomson, des Fidji, Envoyé spécial pour les océans

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a nommé M. Peter Thomson, des Fidji, Envoyé spécial pour les océans, chargé de galvaniser les efforts concertés pour le suivi des résultats de la Conférence des Nations Unies sur les océans qui a été organisée en appui au Programme de développement durable à l’horizon 2030. L’Envoyé spécial sera donc chargé de maintenir l’élan dans les actions visant à conserver et utiliser durablement les océans, les mers et les ressources marines, aux fins du développement durable.
M. Thomson dirigera les efforts de plaidoyer et de sensibilisation de l’opinion publique déployés par les Nations Unies à l’intérieur et à l’extérieur du système, faisant en sorte que les nombreux résultats positifs de la Conférence sur les océans, y compris les près de 1 400 engagements volontaires, soient pleinement analysés et mis en œuvre. Il travaillera aussi avec la société civile, les milieux scientifiques, le secteur privé et les autres parties prenantes, pour fusionner et encourager leurs activités en appui à la mise en œuvre du quatorzième objectif de développement durable. Continuer la lecture