Archives de catégorie : Actualités

António Guterres exhorte à investir dans le Fonds d’urgence humanitaire de l’ONU

Photo/PAM/Georgina Goodwin
Un projet d’approvisionnement en eau courante soutenu par l’OIM dans un camp de personnes déplacées à Dolow, en Somalie. L’OIM, le PAM et d’autres institutions ont pu répondre aux besoins urgents des personnes déplacées dans ce camp grâce au soutien du CERF.

Le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF) de l’ONU est « l’un des investissements les plus efficaces que vous puissiez faire dans l’action humanitaire », a déclaré lundi le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors d’un événement de haut niveau au siège de l’Organisation, à New York.
« C’est le seul fonds d’urgence mondial qui soit assez rapide, prévisible et flexible pour atteindre des dizaines de millions de personnes chaque année », a affirmé le chef de l’ONU, qui a estimé que le Fonds soutient un « système d’intervention humanitaire mondial bien coordonné avec un énorme réseau de partenaires pour aider les plus vulnérables ».

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Les inégalités menacent le développement à travers la planète (PNUD)

PNUD
PNUD Le rapport sur le développement humain 2019 du PNUD alerte que le statu quo ne résoudra pas la nouvelle génération d’inégalités.

La vague de manifestations qui déferle actuellement sur le monde est le reflet du dysfonctionnement continu d’un grand nombre de sociétés, malgré des progrès sans précédent dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la maladie. Le dénominateur commun n’est autre que les inégalités, a déclaré lundi le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) lors du lancement de l’édition 2019 de son rapport sur le développement humain.
« Différents détonateurs poussent les populations à descendre dans la rue : le coût d’un billet de train, le prix de l’essence, les revendications politiques d’indépendance. Ces manifestations sont une nouvelle expression des inégalités et, comme le fait ressortir le Rapport sur le développement humain, les inégalités ne sont pas sans solutions », a déclaré Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

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JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES, 9 décembre 2019

Chaque année, des milliers de milliards de dollars, soit plus de 5 % du PIB mondial, disparaissent dans des pots-de-vin ou d’autres pratiques de corruption, ce qui porte gravement atteinte à l’état de droit et favorise des crimes comme la traite des personnes et le trafic de drogues et d’armes.
La fraude fiscale, le blanchiment d’argent et les autres flux financiers illicites détournent les ressources dont ont besoin les écoles, les hôpitaux et les infrastructures essentielles ou qui sont nécessaires à la réalisation des objectifs de développement durable.
La colère gronde, à juste titre. La corruption met en péril le bien-être de nos sociétés, l’avenir de nos enfants et la santé de notre planète. Tous et toutes doivent la combattre dans l’intérêt commun.

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La corruption sape les tentatives de construction d’un monde meilleur (ONU)

Photo : PNUD Ukraine
Les activistes ukrainiens combattent la corruption à tous les niveaux de la société.

Alors que nous entrons dans une décennie d’actions ambitieuses pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), l’intensification des efforts pour éradiquer la corruption et promouvoir la bonne gouvernance est « essentielle… pour tenir notre engagement mondial de ne laisser personne derrière nous », a déclaré dimanche le chef de la lutte contre la criminalité aux Nations Unies.
« La corruption affecte les gens dans leur vie quotidienne », a fait valoir Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale contre la corruption, qui est célébrée chaque année le 9 décembre.

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MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA : Le 1er décembre 2019

Si nous voulons mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030, comme nous nous sommes engagés à le faire dans les objectifs de développement durable, nous devons agir ensemble sans relâche. L’ONU, les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires travaillent en étroite collaboration pour élargir l’accès aux services de santé et prévenir de nouvelles infections à VIH. En 2018, plus de 23 millions de personnes vivant avec le VIH étaient sous traitement. Partout dans le monde, les organisations communautaires jouent un rôle de premier plan à cet égard : elles aident les personnes touchées à faire valoir leurs droits, favorisent un accès sans stigmatisation à des services sociaux et à des services de santé, veillent à ce que les services bénéficient aux personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées et exercent des pressions pour faire modifier les lois discriminatoires. Comme l’énonce très justement la formule retenue pour le thème de cette année, les organisations communautaires font la différence. Pourtant, tous les besoins ne sont pas satisfaits. Alors que 38 millions de personnes – un chiffre record – vivent actuellement avec le VIH, les ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie ont diminué d’un milliard de dollars l’an dernier. Nous devons plus que jamais tirer parti de l’action que mènent les membres des organisations communautaires qui se battent pour les intérêts de leurs pairs, fournissent des services liés au VIH, défendent les droits de la personne et offrent un soutien à celles et ceux qui en ont besoin. Lorsque les organisations communautaires s’engagent, des changements positifs se produisent, les investissements portent leurs fruits, et l’égalité, le respect et la dignité se trouvent renforcés. Avec l’aide des organisations communautaires, nous pouvons venir à bout du sida.

MESSAGE DE LA JOURNEE MONDIALE DU SIDA 2019 de Winnie Byanyima Directrice exécutive de l’ONUSIDA,Secrétaire général adjoint des Nations Unies.

Les organisations communautaires ont ma confiance. Les communautés peuvent changer les choses. Les organisations communautaires sont notre meilleur espoir pour mettre fin au sida, car les communautés luttent contre le VIH depuis son apparition ! Alors que l’épidémie ravageait nos pays, villes et villages, les femmes ont maintenu la cohésion au sein de leur communauté et ont endossé la charge de fournir les soins pour leurs familles. Pendant trop longtemps, nous avons accepté leur action bénévole sans nous poser de questions. Face à l’adversité, des communautés de gays, de professionnel(le)s du sexe et des consommateurs de drogues se sont organisées pour défendre leurs droits à la santé, droits accordés à tous les citoyens et toutes les citoyennes. Nous savons que les organisations communautaires ont prouvé leur importance. Cela est incontestable. Sans elles, 24 millions de personnes n’auraient pas accès à un traitement aujourd’hui. Sans les organisations communautaires dirigées par des femmes vivant avec le VIH et affectées par le virus, nous ne serions jamais aussi près de mettre un terme aux nouvelles infections chez les enfants, d’élever les orphelins et de prendre soin des malades. Il y a 25 ans, une femme du Burundi du nom de Jeanne a été la première personne à révéler son statut sérologique positif. Aujourd’hui, elle place les leaders face à leurs responsabilités et lutte pour leur droit à la santé. Depuis lors, de jeunes figures emblématiques sont venues grossir les rangs de pionnières comme Jeanne. Laissez-moi vous présenter Yana, 20 ans, qui est née avec le VIH en Ukraine.Elle a créé Teenergizer, un groupe rassemblant des jeunes de toute l’Europe de l’Est. À notre époque où le pouvoir est détenu par des hommes d’un certain âge, elle souhaite que les jeunes dans sa situation fassent entendre leur voix et aient le choix. Ou encore Fiacre. Fiacre vit en République centrafricaine et fait partie des milliers de personnes déplacées par un conflit. Il se rend à vélo jusqu’à une clinique pour chercher des antirétroviraux pour lui et les membres de son groupe. En chemin, il est obligé de franchir des barrages et des postes de contrôle. Sans son aide, chacun dans sa communauté devrait entreprendre ce parcours dangereux. Un courage extraordinaire, n’est-ce pas ? Et les exemples ne manquent pas à travers le monde d’organisations communautaires qui font la différence.Cependant, il faut arrêter de tenir leur travail pour acquis. Lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’ONUSIDA salue les victoires des militantes et militants ainsi que des organisations communautaires qui combattent le VIH. Nous nous souvenons aussi de toutes celles et ceux qui ont disparu et nous honorons leur mémoire. Face au silence, les activistes ont obtenu des services qui sauvent des vies dans leurs communautés. Mais les contributions innombrables des femmes et de beaucoup d’autres personnes ne pourront jamais remplacer la responsabilité des gouvernements. Laissez-moi vous rappeler ici que les pays se sont engagés à ce que 30 % minimum des services liés au VIH soient fournis par les organisations communautaires. Ils ont également convenu d’allouer 6 % de tous les financements dédiés au VIH à la mobilisation des communautés afin de promouvoir les droits humains et de modifier les lois entravant l’élimination du sida. Ne nous voilons pas la face. Défendre les droits humains et affronter les discriminations, la criminalisation et la stigmatisation n’est pas sans risques aujourd’hui. Ainsi, nous invitons les gouvernements à créer de bonnes conditions pour que les activistes de notre cause puissent travailler du mieux possible. Avec les organisations communautaires ouvrant la voie et les gouvernements tenant leurs promesses, alors nous mettrons fin au sida.

25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Message du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres

L’Organisation des Nations Unies est déterminée à mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles.

Ces atteintes, qui comptent parmi les violations des droits de la personne les plus odieuses, les plus persistantes et les plus généralisées au monde, touchent une femme sur trois.

Il s’agit donc d’une femme de votre entourage ou de votre famille, d’une collègue ou d’une amie, voire de vous-même.

La violence sexuelle contre les femmes et les filles prend ses racines dans des siècles de domination masculine.

N’oublions pas que, fondamentalement, les inégalités entre les genres qui sous-tendent la culture du viol sont un déséquilibre des pouvoirs.

La stigmatisation, les idées fausses, l’absence de signalement et la piètre application des lois ne font que perpétuer l’impunité.

Et le viol continue d’être utilisé comme une arme de guerre monstrueuse.

Tout cela doit cesser…. et doit cesser immédiatement.

J’exhorte les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les populations de tous les pays à faire preuve de la plus grande fermeté face à la violence sexuelle et à la misogynie.

Nous devons témoigner bien plus de solidarité aux survivantes, aux militants et militantes et aux défenseurs et défenseuses des droits des femmes.

Et ils nous appartient de promouvoir les droits des femmes et l’égalité des chances.

Ensemble, nous pouvons – et nous devons – mettre fin au viol et aux agressions sexuelles de toute nature.

Je vous remercie.

Rapport 2019 de la CNUCED sur les pays les moins avancés (PMA)

LES PAYS LES PLUS PAUVRES DU MONDE DEVRAIENT JOUER UN RÔLE DE PREMIER PLAN ET ORIENTER L’AIDE EXTÉRIEURE VERS LEURS PRIORITÉS DE DÉVELOPPEMENT

Les pays les plus pauvres devraient utiliser l’aide extérieure pour transformer la structure de leur économie

Les donateurs devraient aligner leur soutien sur les plans de développement nationaux des pays les plus pauvres

Genève, le 19 novembre 2019 – Les pays les moins avancés (PMA), nations les plus pauvres du monde, devraient veiller à ce que les financements extérieurs, toutes sources confondues, soient dédiés aux priorités de leur développement national. Cette approche est le meilleur moyen de gérer leur dépendance à l’égard de l’aide et finalement d’y échapper, selon le Rapport 2019 sur les pays les moins avancés, publié par la CNUCED.

Selon le rapport, les PMA représentent 15 des 20 pays les plus dépendants de l’aide dans le monde en raison, entre autres facteurs, des déficits persistants de leur épargne intérieure.

“Pour atteindre les objectifs de développement durable et échapper à la dépendance à l’égard de l’aide, les PMA ont besoin d’un financement extérieur axé sur la transformation structurelle de leur économie”, a déclaré Mukhisa Kituyi, Secrétaire général de la CNUCED.

Pour ce faire, les PMA devraient s’approprier leur programme de développement et gérer l’allocation du financement extérieur du développement conformément à leurs priorités nationales de développement. La communauté internationale doit également renforcer son soutien à la réalisation de cet objectif commun, affirme le rapport.

Il appelle à un “Programme 2.0 sur l’efficacité de l’aide” pour revitaliser le programme sur l’efficacité de l’aide tel que figurant dans la Déclaration de Paris adopté en 2005 sur la qualité de l’aide et de son impact sur le développement. Les PMA devraient être en mesure de s’adapter à un cadre de l’aide et du financement du développement considérablement modifié.

 

 

Plus de sources extérieures, peu de financement du développement

Les pays en développement ont accès à une nouvelle architecture de l’aide, avec un plus large éventail de sources de financement extérieures. Mais cette situation a entraîné une complexité et une opacité accrues pour les pays les plus pauvres, souligne le rapport.

En outre, cette diversité de financement ne s’est pas traduite par des augmentations significatives du financement du développement provenant de toutes les sources. Elle a plutôt vu croître le nombre d’acteurs et d’instruments.

Les décaissements d’aide publique au développement (APD) en faveur des PMA n’ont augmenté que de 2 % par an depuis le Programme d’action d’Istanbul adopté en 2011 et restent loin des objectifs convenus au niveau international, observe le rapport.

“Les liens entre le financement extérieur du développement et les priorités nationales de développement s’affaiblissent “, a déclaré Rolf Traeger, chef de la section PMA de la CNUCED.

La composition sectorielle de l’APD continue d’être biaisée en faveur des secteurs sociaux, qui absorbent 45 % de l’aide totale, alors que les secteurs de l’infrastructure économique et de production ne reçoivent respectivement que 14 % et 8 %.

Le financement du développement moderne se caractérise également par un nombre croissant d’instruments complexes et une diminution de la concessionnalité (part du financement obtenu à des taux bonifiés).

Le résultat est que les PMA ont de plus en plus eu recours au financement par l’emprunt, faisant plus que doubler l’encours de leur dette extérieure, qui est passé de 146 milliards de dollars à 313 milliards entre 2007 et 2017. Actuellement, un tiers des PMA sont en situation de surendettement ou courent un risque élevé de surendettement.

“Cela menace la viabilité de l’endettement et le potentiel de développement économique. Ces tendances affaiblissent encore davantage les capacités limitées de l’État dans les PMA “, a déclaré M. Traeger.

Les PMA devraient mieux gérer le financement du développement

Pour inverser la tendance, le rapport exhorte les PMA à renforcer la gestion de leur financement du développement. Cela pourrait se faire en établissant ou en renforçant les mécanismes de coordination de l’aide, comme l’ont montré certains PMA, par exemple le Rwanda et la République démocratique populaire lao.

Les PMA devraient adopter des politiques pour gérer convenablement leurs relations avec les acteurs du développement traditionnels et émergents, notamment les donateurs traditionnels, les organisations non gouvernementales (ONG), les philanthropes, les entités du secteur privé participant à la coopération au développement et les sources de financement du développement provenant d’autres pays en développement.

En outre, le rapport recommande que les PMA clarifient la prise de décisions concernant l’allocation des ressources financières, la sélection des projets et la détermination des domaines et des questions prioritaires. Ils devraient concevoir des mécanismes pour le décaissement, l’allocation et l’utilisation efficaces des financements extérieurs afin de préserver leur marge de manœuvre budgétaire.

En outre, les PMA devraient se concerter avec les sources de financement pour aligner les programmes, projets et activités financés sur les plans et priorités nationaux de développement, et faire respecter la responsabilité mutuelle dans les pratiques, la collecte de données, l’établissement de rapports, les normes de transparence et de suivi.

Les PMA doivent renforcer les capacités de l’État

Les PMA devraient également renforcer la capacité de l’État à canaliser les ressources vers la transformation structurelle. Ils devraient mobiliser et gérer efficacement les finances intérieures pour élargir la marge de manœuvre budgétaire, assurer les capacités humaines et institutionnelles nécessaires et créer des synergies entre l’aide et la mobilisation des ressources intérieures.

Selon le rapport, les PMA doivent mobiliser et allouer les fonds nécessaires à l’investissement à long terme dans de nouveaux secteurs et activités productifs, ainsi qu’aux investissements entrepris pour la modernisation technologique et organisationnelle des secteurs et unités de production existants.

Ils devraient également mettre en place et renforcer les institutions nécessaires pour entreprendre l’analyse, la planification et la coordination financières en vue de la transformation structurelle, ainsi que celles chargées de la mobilisation des ressources financières intérieures.

En outre, les PMA devraient procéder aux réformes des politiques nécessaires pour élargir l’assiette fiscale et accroître les recettes, par exemple en examinant les faibles taux d’imposition dans les secteurs des ressources naturelles (en particulier l’exploitation minière) et en éliminant les échappatoires fiscales et les exemptions inutiles.

Programme 2.0 pour l’efficacité de l’aide

Appelant à un “Programme 2.0 sur l’efficacité de l’aide”, la CNUCED préconise la revitalisation du programme traditionnel sur l’efficacité de l’aide.

Le rapport indique que les donateurs traditionnels doivent respecter les engagements existants visant à consacrer entre 0,15 % et 0,2 % de leur revenu national brut à l’APD en faveur des PMA, contre seulement 0,09 % actuellement. Ces engagements ont été réaffirmés par les objectifs de développement durable adoptés par tous les pays en 2015.

En outre, les donateurs doivent s’aligner sur les priorités des pays bénéficiaires en orientant leurs allocations d’aide en fonction des plans de développement nationaux des PMA et en utilisant les systèmes nationaux existants.

Le rapport appelle à l’élimination des pratiques qui affaiblissent l’État, telles que la création d’unités de mise en œuvre indépendantes par les donateurs et des procédures de responsabilisation qui ne relèvent pas des structures de l’État bénéficiaire. Ces actions épuisent souvent les ressources humaines nationales ou contournent complètement les gouvernements nationaux, privant souvent l’État de tout pouvoir par une intervention directe au niveau local.

Les donateurs devraient également accroître la transparence dans la sélection et la mise en œuvre des projets et établir des cadres d’évaluation de l’impact sur le développement convenu au niveau international pour mesurer l’impact des acteurs non étatiques sur le développement. Ils devraient veiller à ce que l’appui au secteur privé crée des synergies avec le développement de la base entrepreneuriale nationale des PMA.

Le rapport indique que l’émergence de nouveaux acteurs dans l’espace de coopération au développement et des sources de financement actuelles, y compris le secteur privé, les organisations philanthropiques et les ONG, nécessite l’examen et l’adaptation d’approches plus traditionnelles.

Des actions internationales audacieuses s’imposent

La CNUCED exhorte la communauté internationale à prendre des mesures aux niveaux bilatéral et multilatéral pour renforcer les mesures prises par les PMA au niveau national et à s’attaquer aux problèmes systémiques de l’architecture financière internationale qui affectent leur accès au financement du développement.

Ces mesures comprendraient davantage de programmes de coopération Sud-Sud et de programmes de coopération triangulaire.

La communauté internationale devrait également contribuer au renforcement de l’État dans les PMA en proposant des programmes de renforcement des capacités et de formation, notamment en matière de planification du développement, d’analyse financière et de compréhension de l’architecture changeante de l’aide.

La communauté internationale devrait donner la priorité à une représentation et à une voix adéquates des PMA dans les forums sur l’aide et le financement du développement afin que leurs préoccupations et intérêts spécifiques soient pris en compte. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’il est question d’un mécanisme multilatéral de restructuration de la dette, de flux financiers illicites, de liquidité internationale ou de financement lié au climat.

Ceci implique de rétablir la primauté du multilatéralisme en tant que premier moyen de faire entendre et de prendre en compte la voix et les préoccupations des PMA, explique le rapport.

 

 

Amina Mohammed souligne le rôle des femmes pour consolider les progrès dans la Corne de l’Afrique

Photo : UNSOM/John Arigi
La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, à Mogadiscio, en compagnie de Casques bleus féminins de la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (UNSOM) (23 octobre 2019).

De retour d’une troisième visite conjointe avec l’Union africaine (UA) dans la Corne de l’Afrique, la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, a fait part ce matin, devant le Conseil de sécurité, de sa confiance et de son optimisme en appelant les dirigeants à donner davantage de responsabilités aux femmes.
« Chaque pays progresse à son propre rythme à travers un processus de réforme et de transformation. Et dans tous les pays, les femmes jouent un rôle de premier plan dans la cohésion sociale, la relance économique et la paix », a déclaré la Vice-Secrétaire générale.
Ainsi, en Éthiopie, la moitié des ministres sont des femmes et le Gouvernement prévoit des réformes de grande ampleur en faveur de l’égalité hommes-femmes. L’initiative « Mères pour la paix » travaille pour réparer le tissu social.

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Guinée-Bissau: l’élection présidentielle doit avoir lieu le 24 novembre « comme convenu » (Conseil de sécurité)

Photo ONU/Alexandre Soares.
Observation des élections locales en Guinée-Bissau

Dans une déclaration présidentielle adoptée ce matin à l’unanimité, le Conseil de sécurité a appelé l’attention des acteurs politiques en Guinée-Bissau sur la nécessité de tenir l’élection présidentielle le 24 novembre 2019 « comme convenu ». L’objectif est de conclure le cycle électoral et ainsi permettre une passation pacifique du pouvoir à un président élu.
Cette déclaration intervient après les faits politiques intervenus récemment en Guinée-Bissau pour lesquels le Conseil se déclare profondément préoccupé et qui ont donné lieu à des communiqués de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA), respectivement les 29 et 30 octobre 2019, que le Conseil déclare appuyer sans réserve.

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