Archives de l’auteur : Adama Koné

Face à l’impact du changement climatique sur la sécurité internationale, l’ONU souligne l’urgence d’agir

Changement climatique, Conseil de Sécurité

Photo PNUD Somalie/Said Isse
Dans la région du Puntland, en Somalie, la sécheresse a un fort impact sur les cultures et le bétail (photo janvier 2017)

Lors d’un débat vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU sur l’impact des catastrophes liées au climat sur la paix et la sécurité internationale, des hauts responsables des Nations Unies ont souligné combien il était urgent d’agir face à des dangers biens réels.
« Les risques associés aux catastrophes liées au climat ne constituent pas un scénario dans un futur lointain. Ils sont déjà une réalité aujourd’hui pour des millions de personnes à travers le monde et ils ne vont pas disparaître », a prévenu la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, devant les Etats membres lors de ce débat organisé par la République dominicaine.

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Mali : deux Casques bleus sri lankais tués et six autres blessés dans l’explosion d’une mine

Mali, MINUSMA

Photo MINUSMA/Gema Cortes
Des Casques bleus de la MINUSMA en patrouille dans la région de Mopti, au Mali, en décembre 2018.

Deux Casques bleus sri-lankais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont été tués vendredi et six autres blessés lorsqu’un véhicule de leur convoi a heurté une mine dans la région de Mopti, au nord du pays.
« Ce matin vers 6h00, un véhicule d’un convoi logistique de la MINUSMA a heurté une mine aux environs de Douentza, région de Mopti », a dit la MINUSMA dans une déclaration à la presse.

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Sahel : un responsable de l’ONU souligne le rôle des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme

DRoit de l'Homme, Sahel, G5 Sahel, HCDH, Mali

UN Photo/Manuel Elias
Andrew Gilmour, Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme des Nations Unies

Un haut responsable des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme, Andrew Gilmour, s’est félicité jeudi de l’engagement pris par les pays du Sahel de protéger les droits des populations civiles face au terrorisme et a mis en garde contre le danger que représente le nombre croissant de milices privées à caractère ethnique.
Au terme d’une visite de neuf jours dans la région, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré qu’il était encouragé par la volonté des pays du Sahel de se conformer aux normes internationales des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans leur lutte contre le terrorisme.

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Dans un monde fragmenté, le chef de l’ONU plaide à Davos pour un multilatéralisme efficace

Forum économique mondial/Benedikt von Loebell
Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres (à droite) au Forum économique mondial à Davos, en Suisse.

La réponse de plus en plus fragmentée et dysfonctionnelle aux problèmes qu’affronte le monde rend d’autant plus nécessaire un multilatéralisme efficace, a déclaré jeudi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse.
Dans un discours sur l’état du monde à Davos, M. Guterres a toutefois noté un « vent d’espoir » pour le règlement d’un certain nombre de conflits en République centrafricaine, au Soudan du Sud, au Yémen et en Syrie.

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Message du Secrétaire général des Nations Unies à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, 24 janvier 2019

Aujourd’hui, nous célébrons la première Journée internationale de l’éducation.
L’éducation transforme la vie. Comme l’a dit un jour Malala Yousafzai, Messagère de la paix, « un enfant, un professeur, un livre et un crayon peuvent changer le monde ». Nelson Mandela avait raison de qualifier l’éducation « d’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ».
Bien avant de rejoindre l’Organisation des Nations Unies ou d’occuper des fonctions officielles dans mon pays, j’ai été enseignant. C’est dans les taudis de Lisbonne que j’ai découvert que l’éducation était un moteur de la lutte contre la pauvreté et une force de paix.
Aujourd’hui, l’éducation est au cœur des objectifs de développement durable.

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L’ONU appelle le groupe d’experts sur la coopération numérique à proposer des idées audacieuses

Internet, Secrétaire Général, Antonio Guterres, Gouvernance

Photo ONU/Adam Kane
Groupe de haut niveau sur la coopération numérique présidé par la philantrope Melinda Gates (à gauche) et le fondateur d’Alibaba, Jack Ma (tenant le microphone). Janvier 2019.

Des décideurs du monde entier ont discuté cette semaine à l’ONU à Genève comment limiter le risque croissant de cyberattaques internationales tout en promouvant les avantages des technologies numériques. Le chef de l’ONU a appelé à « des idées audacieuses et innovantes. »
Dans son appel à un groupe d’experts des Nations Unies présidé par la philanthrope Melinda Gates et le fondateur d’Alibaba, Jack Ma, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a invité ses membres à réfléchir aux risques et aux avantages de notre ère numérique, la ‘quatrième révolution industrielle’.
« Nous avons besoin de nouvelles idées et d’idées novatrices pour exploiter les avantages et gérer les risques de cette ère numérique », a-t-il déclaré par liaison vidéo, tout en exhortant le Groupe de haut niveau sur la coopération numérique à réfléchir à la manière dont la technologie pourrait accélérer le Programme 2030 pour le développement durable.

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Des milliers de Nigérians fuient les violences et se réfugient au Tchad (HCR)

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime que 6.000 Nigérians ont fui la violence pour se réfugier au Tchad voisin. « Une nouvelle recrudescence de la violence dans le nord-est du Nigéria a contraint des milliers de personnes – pour la plupart des femmes et des enfants – à rechercher la sécurité dans la région du lac Tchad, au Tchad », a déclaré un porte-parole du HCR lors d’un point de presse ce mardi à Genève.
Selon Charlie Yaxley, ces civils nigérians fuient depuis le 26 décembre la région agitée de Borno, lorsque des affrontements ont éclaté entre les forces gouvernementales d’Abuja et des groupes armés non étatiques dans la ville de Baga, près de la frontière tchadienne. De nombreux réfugiés ont traversé le lac pour arriver dans le village tchadien de Ngouboua, situé sur les rives du lac Tchad, à 20 kilomètres de la frontière nigériane.
« Cela prend trois heures pour la traversée », a ajouté M. Yaxley.
En attendant, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et les autorités tchadiennes procèdent à l’enregistrement et à la présélection des nouveaux arrivants afin d’évaluer les besoins en assistance. Mais la grande majorité des nouveaux réfugiés sont des femmes et des enfants, dont plus de la moitié sont des mineurs.
« Les réfugiés ont indiqué à nos équipes qu’ils craignent pour leur vie suite à des menaces de représailles et d’intimidation ayant suivi des attaques de militants. C’est la raison pour laquelle, le HCR s’emploie également à éloigner les réfugiés des zones frontalières pour des raisons de sécurité et à la demande du gouvernement tchadien », a dit le porte-parole.
9.000 réfugiés nigérians rapatriés de force du Cameroun la semaine dernière
Jusqu’à présent, l’agence onusienne a réussi à reloger quelque 4.200 réfugiés dans le camp déjà existant de Dar-es-Salam, situé à 45 km. Les camps accueillent déjà plus de 11.000 réfugiés nigérians arrivés depuis 2014.
Actuellement, les nouveaux arrivants sont hébergés dans des abris collectifs. Sur place, le HCR s’efforce de fournir rapidement un abri et d’autres formes d’aide à ceux qui arrivent, notamment pour les plus vulnérables.
L’agence onusienne distribue des articles de secours, notamment des couvertures, des nattes et des moustiquaires. Les réfugiés reçoivent aussi des repas chauds.
Par ailleurs, le HCR suit également de près le sort de quelque 9.000 réfugiés nigérians qui auraient été rapatriés de force du Cameroun la semaine dernière.
Les réfugiés avaient fui la frontière, après une attaque menée par des militants qui ont saccagé la petite ville frontalière de Rann, dans l’Etat de Borno au Nigéria le 14 janvier 2019. Ces militants particulièrement violents ont pris pour cible des installations militaires, des civils et des complexes humanitaires.
À l’intérieur du Nigéria, les mêmes affrontements ont également contraint des dizaines de milliers de civils à fuir leur domicile. Plus de 30.000 personnes sont arrivées à Maiduguri, ce qui dépasse de loin les capacités des camps existants accueillant déjà des personnes déplacées. Les populations ont besoin d’une aide humanitaire, notamment un abri, de la nourriture, de l’eau et des installations sanitaires.
Dans ces conditions, le HCR réitère son appel aux pays de la région du Bassin du Lac Tchad à maintenir les frontières ouvertes aux réfugiés fuyant l’insécurité au Nigéria.

HCR, Nigeria, Tchad
OIM/Jessica Mamo
Des personnes déplacées sur un site de distribution de nourriture à Rann, dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigéria.

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur le Mali

Le Secrétaire général condamne fermement l’attaque perpétrée ce matin contre le camp de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) à Aguelhok dans la région de Kidal. Dix casques bleus tchadiens ont été tués et au moins 25 blessés. Les forces de la MINUSMA ont répondu de manière robuste et plusieurs assaillants ont été tués.
Le Secrétaire général transmet ses sincères condoléances au Gouvernement du Tchad et aux familles et aux proches des victimes. Il souhaite un rétablissement rapide aux blessés et rend hommage au dévouement et au courage des hommes et des femmes servant la MINUSMA au prix de grands risques et sacrifices personnels.
Le Secrétaire général appelle les autorités maliennes, ainsi que les groupes signataires de l’Accord de paix, à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de cette attaque afin qu’ils puissent être amenés devant la justice aussi vite que possible. Il rappelle que les attaques visant les forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international. Le Secrétaire général réaffirme que de tels actes n’entameront pas la détermination sans faille des Nations Unies à continuer à soutenir le peuple et le Gouvernement du Mali dans leurs efforts pour bâtir la paix et la stabilité dans le pays.

MINUSMA

Le chef de l’ONU attristé par l’explosion meurtrière d’un oléoduc au Mexique

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré samedi avoir appris avec tristesse l’explosion meurtrière d’un oléoduc le 18 janvier dans l’État d’Hidalgo au Mexique.
« Il présente ses condoléances aux familles des personnes décédées lors de cet incident tragique et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.
« Le Secrétaire général exprime sa solidarité avec le peuple et le gouvernement du Mexique. Le système des Nations Unies au Mexique est prêt à offrir son assistance aux autorités nationales », a-t-il ajouté.
Selon la presse, au moins 67 personnes ont été tuées et 75 autres brûlées à des dégrés divers dans cette explosion survenue à Tlahuelilpan. Près de 85 personnes sont toujours portées disparues.
L’oléoduc présentait depuis peu une fuite. Les habitants avaient appris la nouvelle, ce qui avait attiré des dizaines de riverains munis de seaux et jerrycans près de l’infrastructure pour récupérer du carburant.
Depuis deux semaines, plusieurs oléoducs acheminant le carburant ont été fermés par le gouvernement qui cherche à stopper ces vols. Cette stratégie a provoqué une pénurie de carburant dans une dizaine d’états du pays, dont la capitale.

Mexique
Photo ONU/Evan Schneider
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Au Sahel, les pasteurs s’aident de satellites pour rechercher de l’eau

Dans la région de Gao, au nord du Mali, Adoum regarde son téléphone. Il est temps d’aller à la recherche de pâturages plus verts pour son troupeau. Il a quelques idées en tête, mais il lui faut d’abord rassembler plus d’informations avant de se lancer dans un voyage de plusieurs semaines.
Au Sahel, le changement climatique s’est traduit par des périodes de sécheresse plus fréquentes et plus longues qui menacent la capacité de résistance des éleveurs de bétail nomades comme Adoum. Les points d’eau douce sont rares pendant la saison sèche et de nombreux animaux risquent de mourir avant d’atteindre la prochaine oasis, raconte ONU Environnement dans un reportage sur le terrain.
En cas de sécheresse, les éleveurs parcourent plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres, avant de trouver un point d’eau adéquat, offrant suffisamment d’eau et de végétation pour répondre aux besoins des nombreux troupeaux qui y sont rassemblés.
« Afin de décider où se rendre, les pasteurs paient généralement un émissaire qui vérifie la région qu’ils ont en tête pour leur prochaine destination et ce dernier leur fait un rapport de la situation. Quelques jours au mieux sont nécessaires pour obtenir les informations à moto, plusieurs semaines si le voyage est entrepris à dos de chameau. C’est coûteux, lent et risqué », déclare Abdoul Aziz Ag Alwaly, responsable des programmes de l’organisation non gouvernementale locale Tassaght, qui travaille avec les pasteurs du Sahel. Il est également membre fondateur du Réseau africain des pasteurs Bilital Maroobé.
Grâce aux téléphones mobiles, cette information est littéralement au bout de leurs doigts. Adoum est l’un des 21 000 pasteurs utilisant le service de téléphonie mobile Garbal qui leur permet de trouver des informations sur les meilleures conditions pour déplacer leur troupeau.
Garbal, un service privé exploité par la société de télécommunications Orange Mali, a été créé par le projet STAMP (adaptation technologique durable pour les pasteurs maliens) en novembre 2017. Il vise à améliorer la résistance des pasteurs au changement climatique grâce à l’accès et à l’utilisation de données satellitaires.
Téléphones, satellites et connaissances locales
Pour accéder au service, les utilisateurs se connectent par téléphone à un centre d’appels ou envoient une demande numérique à une base de données moyennant de petits frais supplémentaires et reçoivent des informations telles que la disponibilité des eaux de surface dans une zone choisie, la disponibilité et la qualité de la biomasse, la concentration du bétail et les prix des céréales et du bétail sur les marchés locaux.
Cependant, les images satellite étant souvent incomplètes, le projet multipartenaire financé par le gouvernement des Pays-Bas et exécuté par la SNV (organisation néerlandaise de développement) a ancré la vérification des informations dans les communautés, en invitant les villageois à vérifier la qualité et la pertinence des informations fournies par les satellites. Par exemple, une source d’eau qui apparaît sur la carte après les précipitations peut disparaître après quelques jours, c’est à dire moins de temps que cela ne prendrait un pasteur pour s’y rendre.
Le projet d’adaptation technologique durable des pasteurs maliens n’est pas un partenariat public-privé typique. C’est une entreprise commune entre le gouvernement, une multinationale et une organisation locale.
Le projet est financé par l’Agence spatiale néerlandaise par le biais de la facilité Géodonnées pour l’agriculture et l’eau. Les Pays-Bas, via Hoefsloot Spatial Solutions, fournissent les images satellite, Orange Mali gère le centre d’appels et TASSAGHT, avec son équipe de pasteurs locaux, collecte et envoie des informations actualisées pour compléter les données provenant de l’espace.
« Nous avons travaillé avec les dirigeants des communautés pour sélectionner quelques personnes par site, puis nous les avons formées à la manière de collecter des données puis de nous les envoyer pour validation avant de les transmettre aux personnes du centre d’appels Orange Mali », explique Alwaly.
« Nous avons invité certains de ces pasteurs pour une formation à Bamako. Certains d’entre eux n’étaient jamais allés dans la capitale. Ils se sentaient comme des pionniers marchant sur un territoire inexploré, découvrant de nouvelles technologies », déclare Catherine Le Côme, coordinatrice du projet Adaptation technologique durable pour les pasteurs maliens de la SNV Pays-Bas. « Cela a été absolument incroyable de faire collaborer des personnes si différentes pour atteindre un objectif commun. »
Vif succès
Lancé à Gao il y a un an, le service Garbal a rencontré un vif succès : 98% des utilisateurs sont satisfaits ou très satisfaits du service et 97,6% saluent l’exactitude des informations.
« La première phase du projet s’est achevée en décembre 2018, mais compte tenu de son succès, nous cherchons maintenant à étendre le service à d’autres régions du Mali et au-delà, puis ajouter des services pertinents pour les pasteurs, tels que des conseils dans le domaine de la santé animale et des produits financiers numériques. »
« La pénurie d’eau est l’un des problèmes les plus pressants auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Assurer l’accès à des sources d’eau abondantes, sûres et propres est un défi de taille, en particulier dans les environnements arides et semi-arides », affirme Lis Mullin Bernhardt, experte en eau douce à ONU Environnement.
« Des projets comme celui-ci complètent parfaitement les travaux d’ONU Environnement sur la gestion des écosystèmes d’eau douce et l’aide aux communautés touchées par de graves sécheresses. En outre, nous considérons que l’imagerie par satellite est un outil puissant pour aider les pays à surveiller et à mettre en œuvre les objectifs de développement durable (ODD), notamment en utilisant les observations de la Terre dans le contexte de l’objectif 6 lié à l’eau. »
En amont de la tenue de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement en mars prochain, à Nairobi, ONU Environnement exhorte tout un chacun à penser à la planète et à vivre simplement. Rejoignez le débat sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-dièse #SolutionsInnovantes pour partager vos histoires et découvrir ce que font les autres afin d’assurer un avenir durable à notre planète.

ONU, Environnement, Sahel, Pastoralisme, Télédetection, Eau
FAO/Giulio Napolitano
Des bergers amènent leur bétail à un point d’eau au Niger, dans la région du Sahel.