Journée Mandela : Guterres plaide pour un « nouveau contrat social » pour lutter contre les inégalités

Photo ONU/Ariana Lindquist
Une statue de Nelson Mandela au siège de l’ONU à New York.

A l’occasion de la commémoration de la Journée internationale Nelson Mandela, le chef de l’ONU a appelé à lutter contre les inégalités qui « nuisent à tout le monde » et plaidé pour un « nouveau contrat social ».
« Comme Madiba (surnom donné à Nelson Mandela) l’a dit lui-même : ‘Tant que la pauvreté, l’injustice et les inégalités flagrantes persistent dans notre monde, aucun de nous ne peut vraiment se reposer’ », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors de la commémoration de la Journée au siège de l’ONU à New York.

Comme dans son discours prononcé samedi lors de la conférence annuelle organisée par la Fondation Nelson Mandela, M. Guterres a alerté sur les niveaux élevés et croissants d’inégalités qui menacent notre bien-être et notre avenir.
« Les inégalités nuisent à tout le monde. Elles sont un frein au développement humain et aux opportunités, et sont associées à des relations internationales injustes, mais aussi à l’instabilité économique, à la corruption, aux crises financières, à l’augmentation de la criminalité et à une mauvaise santé physique et mentale », a détaillé le Secrétaire général.
Pour le chef de l’ONU, la réponse aux inégalités réside dans la mise en place d’un « nouveau contrat social » qui doit garantir la justice économique et sociale et le respect des droits de l’homme.
« Un nouveau contrat social au sein des sociétés permettra aux jeunes de vivre dans la dignité. Il garantira aux femmes les mêmes perspectives et opportunités qu’aux hommes. Et il protégera les malades, les vulnérables et les minorités de toutes sortes », a dit M. Guterres.
Alors que la planète est frappée par le coronavirus, le Secrétaire général a rappelé que la pandémie met en danger tout le monde, partout, en particulier les plus vulnérables.
« La Covid-19 a été assimilée à une radiographie, révélant des fractures dans le squelette fragile de nos sociétés, et elle a mis à nu des risques que nous avons ignorés pendant des décennies : des soins de santé inadéquats ; les lacunes de la protection sociale ; des inégalités structurelles ; la dégradation de l’environnement ; la crise climatique », a-t-il déclaré. « En réponse, nous avons besoin des dirigeants mondiaux pour favoriser l’unité et la solidarité ».
Le racisme : « une insulte nos valeurs fondamentales »
En 2009, l’Assemblée générale des Nations Unies a institué la Journée internationale Nelson Mandela pour célébrer la vie et la contribution remarquables de l’ancien Président sud-africain, chaque année le jour de sa naissance, le 18 juillet.
« Cette journée nous offre un moment pour réfléchir à la contribution de Nelson Mandela à notre monde et pour réaffirmer notre engagement collectif à éradiquer le racisme et la discrimination raciale dans tous les contextes », a déclaré le Président de l’Assemblée générale, Tijjani Muhammad-Bande.
Pour le Secrétaire général, l’humanité doit reconnaître qu’elle « est toujours confrontée au fléau persistant du racisme ».
« Cette abomination viole la Charte des Nations Unies et insulte nos valeurs fondamentales », a déploré M. Guterres. « Chaque jour, dans notre travail à travers le monde, nous devons nous efforcer de faire notre part pour promouvoir l’inclusion, la justice et la dignité. Nous devons combattre le racisme dans toutes ses manifestations ».