António Guterres : éradiquer la pauvreté et atteindre les ODD n’a jamais été aussi difficile et nécessaire

ONU-Habitat
Une jeune femme assise devant les 17 Objectifs de développement durable. La question du financement du développement est plus que jamais importante alors que le monde répond à la pandémie de Covid-19 et doit préparer la reprise.

Devant le Conseil économique et social des Nations Unies, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres a estimé que, dans le contexte de la Covid-19, la tâche d’éradiquer la pauvreté et d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) n’a jamais été aussi difficile, aussi urgente et aussi nécessaire. Le patron de l’ONU a fait le point sur la réforme institutionnelle et opérationnelle de l’Organisation.
« La tâche d’éradiquer la pauvreté et d’atteindre les Objectifs de développement durable n’a jamais été aussi difficile, aussi urgente et aussi nécessaire », a déclaré António Guterres lors d’une intervention retransmise par visioconférence.

« Nous nous réunissons alors que la Covid-19 continue de faire des ravages dans le monde entier et d’exposer les fragilités de notre monde – avec les plus vulnérables qui souffrent le plus », a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général a estimé que les réformes lancées ces derniers mois ont placé l’Oganisation sur la bonne voie. Il s’est félicité que l’effort collectif ait permis de créer un nouveau système de coordination pour le développement.
Il a noté avec satisfaction que la communauté internationale a transformé ses structures, ses outils, ses financements et ses mentalités pour mieux faire avancer l’Agenda 2030.
« Nos équipes nationales – sous la direction indépendante des coordinateurs-résidents – ont un impact plus important en soutenant les États membres là où cela compte le plus, c’est-à-dire dans la vie des gens », a-t-il fait valoir.
Or, a-t-il observé, la pandémie de Covid-19 a placé la barre encore plus haut. Aussi, importe-t-il de réagir de toute urgence pour aider les pays à endiguer l’impact de la pandémie et à supprimer la transmission du virus.
De même, il faut aider les gouvernements et leurs populations à préserver les acquis du développement, à atténuer les conséquences socio-économiques de la pandémie et à protéger les vies dans les situations d’urgence.
Enfin, il y a lieu de travailler avec des partenaires pour s’assurer que les efforts de redressement nationaux, régionaux et mondiaux suivent l’Agenda 2030 et l’Accord de Paris sur le changement climatique.
Revigorer l’architecteure régionale
S’agissant de l’avenir, le Secrétaire général a mis l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre les mesures de changement prescrites par l’Assemblée générale et sur la résolution 2018 sur le repositionnement du système de développement des Nations Unies.
Le patron de l’ONU a également insisté sur la nécessité urgente de conclure tous les mandats restants.
« Un an s’est écoulé depuis que vous avez examiné pour la première fois mes propositions visant à revigorer notre architecture régionale et notre approche globale des bureaux multinationaux », a-t-il fait remarquer.
Tout en soulignant que le Covid-19 est un rappel qu’il n’y a pas de temps à perdre, le chef de l’ONU a regretté que le niveau régional reste un atout sous-utilisé du système des Nations Unies.
«Nous devons continuer à renforcer la coopération dans les domaines essentiels où les liens sont les plus forts et où notre impact est le plus important », a déclaré le Secrétaire général.
« Nous comptons sur vous pour continuer à prendre en charge le nouveau système de développement des Nations Unies, à nous donner des orientations et à nous tenir responsables en cours de route », a-t-il conclu.