Sahel : le Conseil de sécurité condamne une attaque terroriste meurtrière dans l’ouest du Niger

FAO/Giulio Napolitano
Des bergers amènent leur bétail vers un point d’eau au Niger, dans la région du Sahel (photo d’archives).

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a fermement condamné lundi l’attaque terroriste au Niger qui a tué des dizaines de soldats de l’armée de cet Etat de la région du Sahel.
Selon le gouvernement du Niger, 89 soldats ont été tués lors de cette attaque contre le camp militaire de Chinagoder, jeudi, dans l’ouest du pays.
Par la voix de son Président (le Viet Nam), les membres du Conseil de sécurité ont condamné cette attaque et ont observé une minute de silence en respect aux victimes, lundi matin au début d’une réunion.

La situation critique au Sahel est au programme du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui a participé lundi, à Pau en France, à un dîner de travail organisé par le Président français Emmanuel Macron dans le cadre d’un sommet réunissant les dirigeants des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger).
« Le dîner, organisé dans la ville de Pau, vise à répondre à la crise au Sahel en renforçant l’engagement et la collaboration internationale sur les questions de sécurité, de gouvernance, humanitaires et de développement », a précisé le porte-parole du Secrétaire général lors d’un point de presse à New York.
La Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et de consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, a pour sa part entamé dimanche à Dakar, la capitale du Sénégal, un déplacement d’une semaine en Afrique de l’Ouest. Après le Sénégal, elle doit se rendre en Guinée Bissau, au Nigéria, au Niger et au Burkina Faso.
« La situation sécuritaire critique au Sahel figurera en tête de mon agenda », avait déclaré vendredi la cheffe des affaires politiques de l’ONU, sur Twitter.
Accompagnée par le Représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, Mme DiCarlo doit rencontrer plusieurs responsables nationaux et régionaux avec qui elle doit discuter de la situation sécuritaire, politique et humanitaire dans la région et explorer comment l’ONU peut renforcer son soutien pour relever les défis de la paix, de la sécurité et de la stabilité, y compris la lutte contre le terrorisme.