Frappes iraniennes sur deux bases en Iraq : l’ONU appelle à nouveau à la retenue et à éviter une guerre

Photo ONU/Mark Garten
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse le 6 janvier 2020 à New York.

Après que l’Iran a frappé deux bases abritant des troupes américaines en Iraq en représailles à l’assassinat du général Soleimani, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé une nouvelle fois mercredi les pays concernés à un maximum de retenue et à éviter une guerre.
Cinq jours après l’assassinat du puissant général iranien Qassem Soleimani par un drone américain à Bagdad, en Iraq, l’Iran a tiré dans la nuit de mardi 7 à mercredi 8 janvier des missiles contre deux bases militaires où sont stationnées des soldats américains, à Aïn Al-Assad et Erbil, en Iraq.

L’Iran a affirmé toutefois ne pas chercher « l’escalade ou la guerre ». Des responsables américains ont déclaré qu’il n’y avait pas eu d’Américains tués lors de ces attaques.
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU a rappelé mercredi l’appel lancé par M. Guterres deux jours auparavant à l’adresse des dirigeants mondiaux : « Arrêtez l’escalade. Faites preuve d’une retenue maximale. Relancez le dialogue. Renouvelez la coopération internationale », avait dit le chef de l’ONU.
« Cet appel reste aussi important aujourd’hui qu’il l’était lundi », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse publiée mercredi matin à New York.
Il a précisé que le Secrétaire général poursuivrait « son engagement actif auprès des acteurs concernés ».
« Il est de notre devoir commun de tout mettre en œuvre pour éviter une guerre dans le Golfe que le monde ne peut se permettre. Nous ne devons pas oublier les terribles souffrances humaines causées par la guerre. Comme toujours, les gens ordinaires paient le prix le plus élevé », a ajouté le porte-parole.
De son côté, l’envoyée de l’ONU en Iraq, Jeanine Hennis- Plasschaert, a estimé dans un message sur son compte Twitter que « les récentes attaques de missiles dans les gouvernorats d’Erbil et d’Anbar ne font qu’aggraver le conflit et violent à nouveau la souveraineté iraquienne ».
« La violence insensée a des effets prévisibles. Nous appelons à une retenue urgente et à une reprise du dialogue. L’Iraq ne devrait pas payer le prix des rivalités extérieures », a-t-elle ajouté.
Mardi, Mme Hennis-Plasschaert a rencontré à Bagdad le Président iraquien, Barham Salih, avec qui elle a discuté des développements politiques actuels dans le pays et la région.