Le changement climatique pourrait rendre les tsunamis encore plus dévastateurs (ONU)

Photo OCHA/Anthony Burke
Un homme regarde une route et un pont détruits dans la ville de Palu sur l’île indonésienne de Sulawesi frappée par un séisme et un tsunami en septembre 2018. Plus de 2 000 personnes sont mortes et 80 000 ont été déplacées.

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis, le chef de l’ONU a encouragé les gouvernements, les collectivités locales et le secteur du bâtiment à tenir compte des risques de catastrophes naturelles dans leurs activités de développement et à investir dans la résilience.
« L’élévation du niveau de la mer causée par la crise climatique pourrait rendre les tsunamis encore plus dévastateurs », a alerté le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message publié à l’occasion de la Journée commémorée tous les 5 novembre.
Les risques restent immenses : on estime à 680 millions le nombre de personnes vivant dans les plaines côtières. En 2050, elles pourraient être plus d’un milliard.

Cette année marque le quinzième anniversaire du tsunami qui a frappé l’océan Indien et causé la mort tragique de 230 000 personnes dans 14 pays. Depuis cette tragédie, les dispositifs d’alerte rapide se sont grandement améliorés non seulement pour l’océan Pacifique mais aussi pour l’océan Indien, les Caraïbes, l’Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée, entre autres, ce qui a permis de sauver de nombreuses vies.
« Toutefois, les pertes économiques de plus en plus lourdes subies ces vingt dernières années montrent bien que nous n’avons pas encore pleinement pris conscience qu’il importe de mettre nos infrastructures critiques à l’abri des catastrophes naturelles », a déclaré M. Guterres.
Au cours des deux dernières décennies, les tsunamis ont représenté près de 10% des pertes économiques dues aux catastrophes, rapporte le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR). Des pertes qui ont retardé les progrès en matière de développement.
Pour le Secrétaire général, il est essentiel de protéger ces infrastructures afin d’éviter que les principaux services publics ne soient perturbés en raison de tsunamis, de séismes ou de phénomènes météorologiques extrêmes.
Les Nations Unies soulignent que la réduction des risques est une composante essentielle de l’action menée pour concrétiser les Objectifs de développement durable (ODD).