L’ONU et ses partenaires ont besoin de 23,5 milliards de dollars en 2017 pour aider un nombre record de personnes

Des femmes transportant des sacs abandonnés après une distribution alimentaire à Ganyiel, au Soudan du Sud. Photo OCHA/Gemma Connel

Un chiffre record de 141 millions de personnes dans 37 pays a besoin d’une aide humanitaire aujourd’hui, alors que les programmes d’intervention coordonnés par l’ONU ne sont financés qu’à hauteur de 25%, a déclaré mercredi 21 juin 2017 le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
En décembre 2016, l’ONU et ses partenaires ont lancé l’appel humanitaire pour 2017 et les bailleurs de fonds internationaux ont généreusement versé 6,2 milliards de dollars jusqu’à maintenant. Mais les besoins ont depuis grimpé à 23,5 milliards de dollars, soit 1,3 milliard de dollars de plus qu’initialement prévu, a précisé OCHA. Continuer la lecture

Force conjointe du G5-Sahel : Le Conseil de sécurité se félicite de son déploiement


Vue aérienne des faubourgs de Tombouctou, au Mali. Photo MINUSMA/Marco Dormino

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi 21 juin 2017 à l’unanimité une résolution dans laquelle il se félicite du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) sur l’ensemble du territoire des pays qui y participent, avec des effectifs en personnel militaire et personnel de police pouvant aller jusqu’à 5.000 personnes, en vue de rétablir la paix et la sécurité dans la région du Sahel.
Le G5 Sahel, créé en 2014 et qui inclut le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, a adopté une résolution le 6 février 2017 dans laquelle il a décidé de créer une force conjointe. C’est par un communiqué du 13 avril 2017 que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a entériné le concept stratégique des opérations et autorisé le déploiement de la FC G5S. Continuer la lecture

Message du Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2017

La Journée mondiale des réfugiés est une expression de solidarité avec les personnes qui ont été arrachées de leurs foyers par la guerre ou la persécution.
Selon les chiffres les plus récents de l’Organisation des Nations Unies pour les réfugiés, au moins 65,6 millions de personnes, soit 1 sur 113 membres de la famille humaine, ont été déplacées de force dans leur propre pays ou à travers les frontières.
Si la Syrie demeure la plus grande source de réfugiés, le Soudan du Sud est le pays où les nouveaux déplacements de population sont les plus importants et interviennent le plus rapidement, avec 1,4 million de réfugiés et 1,9 million de personnes déplacées, dont la grande majorité a moins de 18 ans, ce qui constitue un nouveau revers pour les perspectives d’avenir de la plus jeune nation du monde. Continuer la lecture

La Côte d’Ivoire, un exemple en matière de désarmement, démobilisation et réintégration

Un Casque bleu de l’ONUCI inspecte des armes remises par des miliciens dans le cadre du processus de DDR en Côte d’Ivoire (archives). Photo ONU/Ky Chung

Au cours des trois dernières décennies, le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) d’anciens combattants ont joué un rôle clé dans la prévention de la violence, la stabilisation et le soutien aux processus politiques, a affirmé lundi au nom du Secrétaire général de l’ONU, la Haut-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu.

Lors d’une table ronde de haut niveau organisée au siège de l’ONU à New York, Mme Nakamitsu a souligné que le DDR est devenu partie intégrante des opérations de paix à travers le monde, en mettant en exergue l’exemple de la Côte d’Ivoire.

« Cette contribution cruciale au maintien de la paix se manifeste par des programmes de DDR réussis, comme en témoigne les cas de l’Amérique centrale, de l’Angola, de la Sierra Leone, du Libéria et, bien sûr, de la Côte d’Ivoire », a dit la Haut-Représentante au nom du chef de l’ONU, António Guterres. Elle a précisé que le DDR est devenu une partie intégrante des opérations de paix à travers le monde.

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Mali : le chef de l’ONU condamne l’attaque terroriste contre un hôtel près de Bamako

Des Casques bleus au Mali. Photo MINUSMA/Harandane Dicko (archives)

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné mardi 20 juin 2017, l’attaque terroriste menée contre un hôtel dans la périphérie de Bamako, la capitale du Mali, le 18 juin.

Selon la presse, quatre civils et un membre des forces de sécurité maliennes ont été tués lors de cette attaque revendiquée par un groupe lié à Al Qaïda, et une dizaine d’autres personnes blessées. Quatre assaillants ont été tués.

M. Guterres a présenté ses condoléances aux personnes endeuillées et aux familles des victimes, ainsi qu’au peuple malien et au gouvernement du Mali et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

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Le chef de l’ONU réclame un débat rationnel concernant les migrations

Photo ONU/Evan Schneider Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (à droite), lors d’une conférence de presse à New York.

En cette Journée mondiale des réfugiés, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a réclamé mardi un débat rationnel concernant les migrations, insistant sur le respect des droits humains tout en traitant les problèmes liés à la mobilité humaine.

« J’appelle à un débat rationnel en matière de migrations. Bien sûr, les pays ont le droit d’appliquer leurs propres politiques migratoires, mais ils doivent le faire dans le plein respect des droits de l’homme, tout en développant des politiques de coopération capables de résoudre les problèmes de mobilité humaine », a déclaré M. Guterres lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.

Il a rappelé que la situation a considérablement changé aujourd’hui quand il la compare avec la période pendant laquelle il était Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, de 2005 à 2015.

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Message du Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, le 19 juin 2017

Aujourd’hui, nous rendons hommage aux femmes, aux filles, aux hommes et aux garçons qui ont subi des violences sexuelles atroces lors de conflits et nous réaffirmons la volonté de la communauté internationale dans son ensemble de venir à bout de ce fléau.
Le viol et la violence sexuelle en temps de conflit sont une tactique terroriste et une tactique de guerre employées à des fins stratégiques pour humilier, dégrader et détruire autrui, souvent dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique.  On ne devrait jamais y voir une conséquence inévitable des guerres.  La violence sexuelle remet en question le droit de tout un chacun à mener sa vie dans la dignité et elle représente une menace pour la paix et la sécurité collectives. Continuer la lecture

ONU : La lutte contre le crime organisé nécessite une volonté politique renouvelée

Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov (Archives). Photo ONU/Manuel Elias

A l’occasion d’une réunion de l’ONU marquant le 25e anniversaire de l’assassinat d’un juge italien qui a consacré sa vie à la lutte contre la mafia, un haut responsable des Nations Unies a souligné lundi 19 juin 2017 la nécessité pour la communauté internationale de renouveler son engagement à lutter contre les formes évolutives et émergentes du crime organisé.
«Les criminels exploitent les inégalités et les vulnérabilités, et profitent des lacunes dans le développement et l’application de la loi», a déclaré Yury Fedotov, le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), lors de cette réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en souvenir de Giovanni Falcone, le juge italien tué par une bombe posée en bordure de route par la mafia en 1992. Continuer la lecture

Mali : la MINUSMA condamne une attaque terroriste contre un établissement touristique

Des policiers de l’ONU en patrouille dans les rues de Gao, au Mali. Photo MINUSMA/Marco Dormino

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a condamné lundi dans les termes les plus vigoureux « l’attaque terroriste révoltante » perpétrée dimanche 18 juin contre l’établissement touristique ‘Le Campement Kangaba’, situé à l’est de la capitale malienne Bamako.
Selon les rapports préliminaires fournis par les autorités maliennes, des victimes sont à déplorer. Le bilan officiel définitif de l’attaque demeure à établir par les autorités maliennes compétentes, a précisé la Mission dans un communiqué de presse.

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Mali : Malgré des progrès, la MINUSMA évolue dans un contexte difficile, selon l’Envoyé de l’ONU

Des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Photo: MINUSMA/Marco Dormino

Près de deux ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, et alors que la période transitoire touche à sa fin, en juin, le Mali se trouve de nouveau à un tournant, a expliqué au Conseil de sécurité vendredi 16 juin 2017 le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Mahamat Saleh Annadif.
M. Annadif, qui est également chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a évoqué les progrès notables accomplis dans la mise en œuvre des mesures provisoires prévues dans l’Accord en matière de politique et de sécurité.
Néanmoins, ces progrès ne sont pas encore irréversibles, car l’insécurité se propage dans le pays et au-delà de ses frontières, a-t-il averti.
«L’année dernière, à la même époque, nous nous inquiétions des lenteurs dans la mise en œuvre de l’Accord», a rappelé M. Annadif, en présentant le rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali. Malgré les réunions régulières du Comité de suivi de l’Accord (CSA), l’atmosphère était alors caractérisée par un déficit de dialogue entre les parties. Continuer la lecture