Face à un terrorisme en constante évolution, le chef de l’ONU rappelle l’obligation de coopération et d’efficacité

Photo KSAMOFA
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (à gauche), lors d’une réunion du conseil consultatif du Centre antiterroriste des Nations Unies à Ryad, en Arabie saoudite.

En déplacement en Arabie saoudite, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé mardi à renforcer la coopération antiterroriste multilatérale dans un souci d’efficacité.
« À mesure que les conflits s’intensifient et augmentent au cours de la dernière décennie, les attaques terroristes se multiplient et se propagent, déstabilisant des sociétés et des régions entières », a déclaré le Secrétaire général lors de la 16e réunion du Conseil consultatif du Centre antiterroriste des Nations Unies à Ryad.

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Mali : fuyant les violences, plus de 3.000 personnes se sont réfugiées au Burkina Faso (HCR)

Photo: HCR/B. Sokol
Des réfugiés maliens en route vers le Burkina Faso. Les violences intercommunautaires au centre du Mali ont poussé près de 3.000 personnes à se réfugier au Burkina Faso ces dernières semaines.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) est préoccupée par la nouvelle flambée de violences intercommunautaires qui touchent le centre du Mali et ont poussé près de 3.000 personnes à se réfugier au Burkina Faso voisin ces dernières semaines.
« Lors de ces affrontements entre les communautés Dogon et Peul, des dizaines de personnes ont été tuées depuis février et des maisons et autres biens détruits, notamment dans la zone de Koro, dans la région de Mopti », a déclaré William Spindler, le porte-parole du HCR lors d’un point de presse mardi à Genève.
Avec la montée de la violence extrémiste et intercommunautaire, l’agence onusienne redoute désormais davantage de déplacements et une augmentation des besoins humanitaires.
Les 3000 personnes réfugiées au Burkina Faso comprennent 2.000 Maliens ainsi que 1.000 Burkinabés qui résidaient au Mali depuis de nombreuses années.

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Le Conseil de sécurité rappelle l’importance de la non-prolifération des armes de destruction massive

Photo ONU/Eskinder Debebe
Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU (archives).

Le Conseil de sécurité s’est réuni jeudi pour discuter de la non-prolifération des armes de destruction massive, l’occasion pour les Etats membres de rappeler le rôle essentiel de la résolution 1540 (2004) pour lutter contre la menace « claire et actuelle » de voir des armes de destruction massive tomber dans les mains de groupes non étatiques, y compris terroristes.
Le Président du Comité du Conseil de sécurité établi en vertu de la résolution 1540, l’Ambassadeur Sacha Sergio Llorentty Soliz, représentant de la Bolivie, a présenté les travaux récents et les projets pour l’année en cours du Comité.
Le Comité 1540 compte en particulier tenir cette année des discussions sur les moyens de renforcer les lois nationales visant à lutter contre le risque de prolifération et de tenir compte de la nature constamment évolutive de la menace.

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Accident d’avion en Algérie : le chef de l’ONU présente ses condoléances

Photo: ONU/Eskinder Debebe
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors d’un point de presse au siège de l’ONU (archives).

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appris avec une « grande tristesse » le tragique accident d’avion survenu mercredi matin près d’Alger, en Algérie.
Selon les informations rapportées par la presse, un avion militaire algérien s’est écrasé peu après son décollage à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale algérienne.
Plus de 250 passagers et membres d’équipage ont perdu la vie dans cet accident aérien.
« Le Secrétaire général présente ses sincères condoléances à la famille des victimes et au peuple et au gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué publie le jour même de l’accident.

Au Mali, la mise en œuvre de l’Accord de paix ne doit surtout pas devenir un enjeu politique (MINUSMA)

Photo ONU/Manuel Elias
Mahamat Saleh Annadif, le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, devant le Conseil de sécurité (archives).

Devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial de l’ONU au Mali a noté mercredi un renforcement de la confiance, au cours des trois derniers mois, entre les parties signataires de l’Accord de paix.
La récente visite du nouveau Premier Ministre, Soumeylou Boubeye Maiga, dans les régions du nord du pays concrétise le retour progressif de l’autorité de l’État dans ces régions, notamment à Kidal, a déclaré le Représentant spécial, Mahamat Saleh Annadif.
Comme autres avancées, le chef de la MINUSMA a noté l’adoption en février 2018 d’un projet de loi portant création des collectivités territoriales des régions de Ménaka et Taoudéni et la signature le 22 mars 2018 d’une feuille de route pour la mise en œuvre du chronogramme d’actions prioritaires endossé par le Comité de suivi de l’Accord de paix.

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Attaque chimique présumée en Syrie : le chef de l’ONU réitère son appel pour une enquête « impartiale »

Photo HCR/Bassam Diab
Une femme syrienne déplacée par les combats dans la Ghouta orientale, en Syrie, utilise du bois et des cartons pour cuire des oeufs dans un abri à Herjelleh.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres s’est dit outré mardi par les informations persistantes concernant l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et a réitéré sa « ferme condamnation de l’utilisation d’armes chimiques contre la population civile ».
« Toute utilisation confirmée d’armes chimiques, par n’importe quelle partie au conflit et en toutes circonstances, est odieuse et constitue une violation flagrante du droit international », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse. Continuer la lecture

RCA : le chef du maintien de la paix de l’ONU en visite à Bangui avec un homologue de l’Union africaine

Photo ONU/Hervé Serefio
Le Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix (à droite), et le Commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité, Smaïl Chergui (au centre), sont accueillis à leur arrivée à l’aéroport de Bangui, en RCA.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, et le Commissaire de l’Union africaine (UA) pour la paix et la sécurité, Smaïl Chergui, ont entrepris mardi une visite en République centrafricaine (RCA).
Lors de cette visite, les deux hauts responsables doivent souligner la coopération entre l’ONU et l’UA pour trouver des solutions politiques au conflit qui frappe ce pays d’Afrique centrale.
« Nous sommes ici pour assurer la solidarité des Nations Unies et de l’Union africaine au peuple centrafricain », a déclaré M. Lacroix à son arrivée à Bangui.

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Il faut de meilleures données pour comprendre les migrations, selon l’ONU

Photo ONU/Manuel Elias
La Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J Mohammed (archives)

A l’ouverture de la 51ème session de la Commission de la population et du développement au siège de l’ONU à New York, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, a insisté lundi sur la nécessité de disposer de meilleures données pour comprendre les migrations et leur évolution.
« Nous vivons dans un monde démographiquement dynamique et divers où les populations sont plus que jamais liées par l’information, la communication, le commerce et la mobilité », a constaté Mme Mohammed dans un discours au premier jour de cette session qui a pour thème ‘Villes durables, mobilité humaine et migrations internationales’.

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L’ONU honore la mémoire de ceux qui ont péri lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994

Photo UNICEF/UNI55086/Press Un adolescent rwandais âgé de 14 ans de la ville de Nyamata, photographié en juin 1994, a survécu au génocide.

Les Nations Unies ont honoré la mémoire de ceux qui ont péri lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et rendu hommage aux survivants, qui, malgré les souffrances, ont montré que la réconciliation était possible même après une tragédie d’une ampleur inouïe.
« Il y a de cela 24 ans, plus de 800.000 personnes ont été victimes de massacres systématiques lors du génocide de 1994 au Rwanda. Les victimes étaient en très grande majorité des Tutsis, mais comptaient également des Hutus modérés, des Twa et des membres d’autres ethnies », déclare le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message.
Le 26 janvier 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution désignant le 7 avril comme la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Cette nouvelle résolution vient modifier le titre de la Journée (Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda), mise en place à l’origine par la résolution du 23 décembre 2003.
La date du 7 avril correspond au début du génocide de 1994. Chaque année, l’ONU organise des événements commémoratifs à son siège à New York et dans les bureaux des Nations Unies dans le monde entier.
« Le Rwanda a tiré les enseignements de cette tragédie, et la communauté internationale doit en faire de même », estime le Secrétaire général de l’ONU. « Les États ont la responsabilité fondamentale de protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. Il est impératif que nous conjuguions nos efforts pour empêcher que de telles atrocités se reproduisent ; il est impératif également que la communauté internationale envoie un message fort aux responsables pour qu’ils comprennent bien qu’ils auront à répondre de leurs actes ».
Le chef de l’ONU ajoute que la montée du racisme, de l’incitation à la haine et de la xénophobie dans le monde l’inquiète profondément. « Ces manifestations ordinaires de la cruauté humaine constituent le ferment d’actes bien pires encore », affirme-t-il.
M. Guterres se dit particulièrement préoccupé par le sort des musulmans rohingya au Myanmar, rappelant que les membres de cette minorité religieuse et ethnique ont été systématiquement tués, torturés, violés, brûlés vifs et humiliés, et plus de 671.000 d’entre eux ont fui au Bangladesh en quête de sécurité.
Alors que les Nations Unies célèbrent cette année le soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, le Secrétaire général demande aux États Membres de l’ONU qui ne l’ont pas encore fait de devenir parties à la Convention et invite tous les États à traduire en actes les engagements qu’ils ont pris.
« Si nous voulons sauver des vies, nous ne devons pas nous bercer de mots. Nous devons avoir le courage de nous départir de notre indifférence et trouver la volonté d’agir. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons honorer les victimes du génocide et tous ceux qui y ont survécu et faire en sorte que ce qui s’est produit au Rwanda ne se reproduise jamais, là ou ailleurs »,
Dans un entretien à ONU Info, le Conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a également dénoncé la persécution brutale des Rohingyas.
Les actes horribles commis contre les Rohingyas seront un jour portés devant un tribunal international, a déclaré M. Dieng, « et je n’ai aucun doute qu’ils seront qualifiés de crimes contre l’humanité, de nettoyage ethnique » et peut-être de génocide.
Selon le Conseiller spécial, la punition judiciaire pour de tels crimes est un début, mais il faut prêter davantage d’attention à la prévention.
« Nous avons dit à la fin de la Seconde guerre mondiale ‘plus jamais ça’, mais nous avons été témoins du génocide des Tutsis au Rwanda, nous avons été témoins du génocide des Musulmans de Srebrenica », a-t-il dit, faisant référence au massacre de milliers de Musulmans par l’armée serbe de Bosnie en 1995.
Les génocides ne se produisent pas « tout à coup », a rappelé M. Dieng. « Le génocide est un processus », a-t-il ajouté. « L’Holocauste n’a pas commencé avec les chambres à gaz. Cela a commencé avec un discours de haine ».
Au Rwanda et en Bosnie aussi, des massacres de masse ont suivi l’escalade du discours de haine et de déshumanisation. « C’est pourquoi je dois dire que le monde a fait défaut au peuple rwandais, que le monde a fait défaut au peuple bosniaque, et j’espère que le monde ne fera pas défaut à la population rohingya », a dit Adama Dieng.

Mali : l’ONU condamne une attaque contre la MINUSMA qui a tué un Casque bleu nigérien à Gao

Photo ONU/Harandane Dicko
Des Casques bleus sénégalais lors d’une patrouille de nuit à Gao, au Mali, en mai 2017.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Conseil de sécurité ont condamné une attaque vendredi contre un véhicule de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) qui a tué un Casque bleu nigérien à Gao, dans le nord du pays.
« Il s’agit de la seconde attaque contre la MINUSMA en deux jours », a souligné le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse publiée samedi. Une attaque jeudi contre le camp de la MINUSMA à Aguelhok dans la région de Kidal a entraîné la mort de deux Casques bleus et blessé plusieurs autres.

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