A la veille du G20 et de la Conférence sur le climat, le chef de l’ONU appelle à accélérer l’action climatique

Photo ONU/Rick Bajornas
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse au siège de l’ONU le 28 novembre 2018.

A quelques jours du Sommet du G20 en Argentine et de la Conférence sur le changement climatique en Pologne, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé mercredi pour une mondialisation juste et une accélération des mesures pour affronter le changement climatique.
« Je transmettrai le même message aux deux réunions : à l’heure où la confiance mondiale est en baisse, notre monde a besoin de davantage de leadership mondial. Une croissance économique forte, une réduction des inégalités et une réduction des émissions de carbone sont possibles et compatibles. Mais nous avons besoin de plus d’ambition. Nous sommes dans une course pour notre avenir. C’est une course que nous pouvons et devons gagner », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse au siège de l’ONU.

Au Sommet du G20 qui se déroulera vendredi et samedi à Buenos Aires, le chef de l’ONU soulignera « la nécessité d’un développement inclusif qui ne laisse personne de côté ».
« Il est impératif de s’attaquer aux causes profondes et de travailler ensemble pour promouvoir une mondialisation juste. Les objectifs de développement durable constituent le modèle de cette mondialisation équitable. J’espère que les dirigeants du G20 lui donneront une forte impulsion », a déclaré M. Guterres.
Il a indiqué qu’il se rendrait ensuite à la Conférence sur le climat, appelée aussi COP 24, à Katowice, en Pologne.
« Nous nous dirigeons vers un monde de cataclysme et d’incertitude en raison du dérèglement climatique », a-t-il prévenu. « Les plus grands scientifiques du monde ont prévenu qu’il ne restait que peu de temps pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle ».
« Certains diront que vous ne pouvez pas à la fois lutter contre le changement climatique et avoir une bonne économie. Je ne suis absolument pas d’accord avec cet argument. En fait, le contraire est vrai. Les coûts sociaux, économiques et environnementaux du changement climatique dépassent de loin les coûts d’une intervention immédiate », a déclaré M. Guterres.
« Ne pas agir signifie davantage de catastrophes, de crises et de pollution de l’air qui pourraient coûter à l’économie mondiale jusqu’à 21.000 milliards de dollars d’ici à 2050 », a-t-il ajouté. « Une action ambitieuse pour le climat ne ralentira pas seulement la hausse des températures, elle sera bénéfique pour les économies, pour l’environnement et pour la santé publique ».
Le Secrétaire général a rappelé que les membres du G20 sont responsables de plus des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. « Il est également vrai que les membres du G20 ont le pouvoir de modifier la courbe des émissions. Ils disposent également des ressources nécessaires pour fournir le financement nécessaire à la fois pour l’atténuation et pour