L’ONU, l’UA et l’UE réaffirment leur engagement envers le multilatéralisme et la stabilité de l’Afrique

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Photo OCHA/Otto Bakano
Une famille part chercher de l’eau au Burkina Faso, où des centaines de milliers de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Président de la Commission de l‘Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, et le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont réaffirmé dimanche leur engagement à promouvoir un « système multilatéral efficace ».
A l’issue de la troisième réunion trilatérale ONU-UA-UE organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, les chefs des trois organisations se sont dit « prêts à continuer à agir pour renforcer la coordination internationale et leurs synergies en vue de faire face aux défis mondiaux contemporains », selon un communiqué de presse conjoint.

M. Guterres, M. Mahamat et M. Juncker ont souligné l’importance du rôle joué par les opérations de paix mandatées ou autorisées par l’Union africaine et ont réaffirmé leur détermination à renforcer la collaboration, la coordination et la planification de leurs opérations et missions respectives, tout en reconnaissant la nécessité d’une claire délimitation des rôles et d’une meilleure complémentarité de leurs efforts.
Les trois hauts responsables ont souligné la nécessité de s’assurer que les missions et opérations de maintien de la paix respectent effectivement les normes et principes internationaux des droits de l’homme, et le cas échéant, le droit humanitaire international. Ils entendent coopérer afin d’établir les cadres réglementaires à respecter.
Les chefs des trois organisations entendent poursuivre ensemble la réflexion sur la manière d’assurer la prédictibilité, la durabilité et la flexibilité du financement des opérations de maintien de la paix menées par l’UA « autorisées par – et sous l’autorité – du Conseil de sécurité en vertu de chapitre VIII de la Charte des Nations Unies ».
Poursuite des efforts conjoints aux côtés du G-5 Sahel et de la CEDEAO
L’ONU, l’UA et l’Union européenne (UE) ont indiqué également qu’elles continueraient à travailler étroitement ensemble pour soutenir les pays du Sahel, « en ligne avec leurs stratégies respectives ».
Les trois organisations entendent associer leurs partenaires et mobiliser les ressources nécessaires pour soutenir la stabilisation de long terme de la région de cette région d’Afrique de l’Ouest. A ce titre, elles poursuivront leurs efforts conjoints aux côtés du G-5 Sahel, de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et des autres entités régionales.
Conformément aux décisions du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, aux conclusions du Conseil de l’UE et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, les trois organisations continueront à œuvrer en vue de l’opérationnalisation pleine et entière de la Force conjointe du G-5 Sahel.
Elles entendent continuer à s’engager activement en faveur de la stabilisation du Mali, y compris à travers la pleine mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation d’Alger.
Dans une déclaration distincte, l’ONU et l’UA ont convenu de la nécessité d’assurer la complémentarité des efforts des deux organisations au Sahel.
M.M. Guterres et Mahamat se sont félicités des efforts déployés par le système des Nations Unies pour mieux prendre en compte le lien entre les questions de développement, aspects humanitaires et de paix par le biais du réaménagement de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et du cadre international qui guide la réponse internationale ainsi que le Plan d’appui des Nations Unies.
Un tel réaménagement vise à renforcer la mise œuvre des différentes activités et favoriser par la même occasion un plus grand impact, ont dit les chefs de l’ONU et de l’UA qui ont encouragé la poursuite de la coopération entre les deux organisations dans ce domaine et de l’alignement des stratégies de l’UA et de l’ONU pour le Sahel.