Sahel : la Vice-Secrétaire générale de l’ONU appelle à investir dans le développement de la région

Photo ONU/PAM/Phil Behan
Un habitant du village de Dan Kada, dans la région de Maradi, au Niger en 2011. Amina J. Mohamed a souligné mardi le besoin d’une action collective mieux coordonnée dans le cadre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel

La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, a promis une coopération accrue des Nations Unies avec les pays et organisations réunis au sein de l’Alliance pour le Sahel pour investir dans l’avenir de cette région d’Afrique.
L’Alliance pour le Sahel réunit la France, l’Allemagne, l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Italie, l’Espagne et le Royaume Uni. L’objectif est la mise en œuvre de projets de développement au Sahel.
Lors d’une réunion de cette alliance mardi au siège de l’ONU à New York, Mme Mohammed a rappelé que le Sahel était une des priorités des Nations Unies, alors que la population de cette région continue de souffrir des conséquences de la violence et du conflit, des violations des droits de l’homme, du sous-développement, et du changement climatique.

Selon un récent rapport de l’UNICEF, de la FAO et du PAM, près de 7 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire au Sahel. Rien qu’en 2018, 1,6 million d’enfants ont reçu un diagnostic de malnutrition aiguë sévère.
Mme Mohammed a mentionné une étude du PNUD qui montre que les investissements en matière de développement peuvent aider à répondre « aux moteurs structurels de la radicalisation ».
« Nous tous ici présents reconnaissons qu’une paix durable ne peut être atteinte sans un développement durable », a déclaré la Vice-Secrétaire générale.
Selon elle, l’un des principaux défis au Sahel est la multiplicité des initiatives. « Plus que jamais, nous avons besoin d’une action collective mieux coordonnée dans le cadre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel comme cadre global de lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire, l’extrémisme violent, le trafic illégal, l’insécurité climatique et les défis structurels nationaux », a-t-elle dit.
« Il est temps de transformer les défis en opportunités et de changer le discours au Sahel », a-t-elle conclu. « L’ONU et moi-même sommes impatients de renforcer notre coopération avec l’Alliance pour le Sahel, en alignant nos priorités sur les investissements directs là où ils sont le plus nécessaires et en réalisant des changements transformateurs qui façonneront un avenir meilleur pour toute la population du Sahel ».