Le chef de l’ONU appelle à observer la trêve olympique pendant les Jeux de Pyeongchang

Les drapeaux olympique et des Nations Unies flottant au siège de l’ONU peu de temps avant la cérémonie de la flamme (archive – juin 2004). Photo: ONU / Evan Schneider

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle les nations du monde à observer la trêve olympique pendant les Jeux d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, qui se dérouleront du 9 février au 25 février.
« Cette semaine, des personnes venues du monde entier se retrouveront à Pyeongchang, en République de Corée, unies par l’esprit olympique : celui de la solidarité, du respect mutuel et de la compétition amicale », souligne M. Guterres dans un message.

Il rappelle que la Trêve olympique, qui remonte à la Grèce antique, est gage de sécurité pour les athlètes et les spectateurs venus du monde entier, et impose la paix entre les participants pendant la durée des Jeux.
Selon le Secrétaire général, cette trêve « porte en elle un message fondamental, à savoir que ce qu’il y a d’humain en nous tous peut nous permettre de transcender nos divergences politiques, un idéal dont la quête est plus que jamais d’actualité sur la péninsule coréenne ».
« Je demande à toutes les parties au conflit d’observer la Trêve olympique pendant les Jeux olympiques et paralympiques de 2018 », ajoute-t-il. « Que la Flamme olympique soit un phare dans la nuit pour la solidarité humaine ! Que la Trêve olympique contribue à la diffusion d’une culture de paix ! »
L’athlète de l’équipe olympique des réfugiés Pur Biel, qui a fui le Soudan du Sud, a également souligné l’importance de la paix avant les Jeux olympiques d’hiver de 2018.
« La paix est la base de tout ce qu’un Etat peut faire », a déclaré Pur Biel lors d’une conférence à Séoul sur les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, dans des propos rapportés par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). « En tant que réfugié qui a fui un pays en conflit, je sais et j’ai fait l’expérience de l’importance de la paix ».
L’athlète a été contraint de fuir la guerre au Soudan du Sud en 2005 à l’âge de 10 ans, laissant derrière lui ses parents et arrivant seul au camp de réfugiés de Kakuma, dans le nord du Kenya.
Pour Pur Biel, être un réfugié n’est qu’une étiquette. « Réfugié, ce n’est qu’un mot. Ce qui est important, c’est ce vous avez en vous », a-t-il dit. « Pour les jeunes réfugiés qui aspirent à devenir des athlètes, j’aimerais dire qu’il faut du temps et de l’entraînement pour devenir un athlète. Soyez diligent et ayez la foi, et vous serez toujours capable d’accomplir quelque chose dans la vie, même si vous êtes un réfugié et si temporairement vous n’avez pas de pays ».