Un partenariat solide entre l’ONU et les Etats membres est essentiel à la fin de l’exploitation et des abus sexuels

Le Secrétaire général adjoint chargé de l’appui aux missions, Atul Khare informe les États membres de l’ONU. Photo: ONU/Frédéric Fath

De hauts responsables des Nations Unies ont souligné récemment l’importance d’un partenariat solide entre l’Organisation et les États membres pour faire avancer les efforts visant à prévenir et à combattre l’exploitation et les abus sexuels.
«Ensemble, nous avons renforcé nos efforts», a souligné le Secrétaire général adjoint chargé de l’appui aux missions, Atul Khare, lors d’une réunion au siège de l’ONU la semaine dernière avec plus de 60 États membres contributeurs de troupes.
«Nous avons une plus grande transparence dans nos rapports et notre communication. Nos enquêtes, que ce soit par les Nations Unies ou les États membres, sont conclues plus rapidement. Nous élargissons notre aide aux victimes, notamment par la création d’un fonds d’affectation spéciale pour lequel nous comptons sur votre soutien», a-t-il noté.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a souligné que «malgré nos efforts, les signalements persistent, impliquant toutes les catégories de personnel».
Dans le cadre des contacts du Secrétariat avec les États membres, la réunion a examiné les propositions visant à améliorer les enquêtes et la coopération entre les États membres et les Nations Unies, à promouvoir une plus grande responsabilisation et à renforcer le soutien aux victimes.
Le Secrétaire général, dans son plus récent rapport, publié le 28 février 2017, a énoncé sa stratégie pour prévenir et combattre l’exploitation et les abus sexuels. Elle s’articule autour de quatre éléments : les droits et la dignité des victimes; mettre fin à l’impunité pour les personnes coupables de crimes et d’abus; s’appuyer sur la connaissance et la sagesse de partenaires externes tels que la société civile, les communautés locales et les experts; et sensibiliser et partager les meilleures pratiques.
«La responsabilité est une responsabilité partagée», a dit M. Lacroix aux participants, exhortant les États membres à poursuivre leurs efforts pour éliminer les obstacles aux poursuites pénales pour les crimes commis par leurs ressortissants.
Les États membres ont également été informés des progrès accomplis dans l’élaboration du Pacte volontaire, entre les Nations Unies et les États membres, une proposition faite par le Secrétaire général dans son rapport, afin de montrer leur détermination commune à résoudre ce problème. Le pacte sera ouvert à tous les États membres qui souhaitent y participer et sera présenté lors de la réunion de haut niveau sur l’exploitation et les abus sexuels qui aura lieu le 18 septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Les États membres ont été unanimes dans leur engagement à respecter la politique de tolérance zéro de l’ONU et se sont félicités des mesures concrètes prises par le Secrétariat. Beaucoup ont également détaillé leurs efforts et leurs meilleures pratiques dans les domaines de la prévention, de l’enquête et de l’assistance aux victimes.