Maintien de la paix : Le chef de l’ONU décide d’une utilisation plus efficace des moyens aériens

Un avion de la MONUSCO à l’aéroport de Ndjili, en République démocratique du Congo (RDC). Photo: MONUSCO/Myriam Asmani

Dans le cadre de l’examen en cours des dépenses du Secrétariat et de l’utilisation des ressources fournies par les États membres, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé une initiative visant à réduire les coûts en augmentant l’efficacité de l’utilisation des moyens aériens des Nations Unies, a indiqué jeudi 20 avril 2017 son porte-parole.
Les Nations Unies déploient actuellement 58 avions et 157 hélicoptères dans douze missions de maintien de la paix et six missions politiques spéciales. Le coût annuel de l’utilisation de ces avions et de ces hélicoptères était proche de 750 millions de dollars en 2015-2016, a précisé le porte-parole, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse.
Bien que ces moyens aériens soient utiles d’un point de vue militaire et logistique, leur utilisation représente un coût important. C’est pour cette raison que le Secrétaire général a demandé aux chefs de mission sur le terrain d’analyser et d’ajuster systématiquement la composition et l’utilisation de leur flotte aérienne et de rechercher d’autres solutions qui pourraient être plus rentables. «C’est aussi une opportunité pour les missions d’innover», a souligné le porte-parole.
Alors que l’analyse est en cours, le Secrétaire général a demandé – avec effet immédiat – que le transport de passagers soit limité aux tâches indispensables imposées par le mandat des missions de maintien de la paix
M. Guterres a demandé également que le nombre de passagers ne faisant pas partie des missions soit réduit et que les horaires soient adaptés pour permettre l’utilisation de flottes réduites. «Les vols spéciaux doivent également devenir l’exception», a dit M. Dujarric.
«Le Secrétaire général a déclaré que le Secrétariat a une grande responsabilité en ce qui concerne l’utilisation judicieuse du financement et des biens fournis par les États membres. Il a demandé au Département de l’appui aux missions de diriger et de coordonner cette initiative depuis le siège» de l’ONU, a ajouté le porte-parole.