Au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, António Guterres appelle à rétablir la confiance

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’exprime au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï. Photo: World Government Summit

Au Sommet mondial des gouvernements qui se déroule à Dubaï, aux Emirats arabes unis, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré lundi 13 février 2017 qu’il fallait améliorer la gouvernance pour rétablir la confiance des populations.
«Si l’on examine les problèmes actuels de gouvernance au niveau des pays, entre les pays ou de gouvernance multilatérale dans le monde, nous faisons face à un terrible manque de confiance», a souligné M. Guterres dans un discours à ce sommet. «Il y a un manque de confiance entre les peuples, entre les gouvernements et la classe politique. Il y a un manque de confiance entre les pays et un manque de confiance concernant la gouvernance des institutions multilatérales mondiales».
Le Sommet mondial des gouvernements est une plateforme qui réunit des chefs et des décideurs politiques et présente les tendances à venir en matière de politiques économiques, de services gouvernementaux, en termes de leadership ou encore d’innovation.
Le chef de l’ONU a jugé qu’une réforme était nécessaire pour «réconcilier les gens avec la classe politique». «La classe politique doit s’adapter aux technologies de l’information et de la communication, elle doit autonomiser les citoyens et autonomiser les jeunes», a-t-il ajouté.
Selon lui, il est indispensable d’améliorer la gouvernance et d’améliorer la confiance entre les gouvernements et les populations. «C’est une condition pour améliorer la confiance dans les relations entre les pays», a-t-il dit. «Nous avons besoin de solutions mondiales et les solutions mondiales requièrent des institutions multilatérales capables de jouer leur rôle».
M. Guterres a reconnu qu’il y avait un manque de confiance envers ces institutions multilatérales. Prenant l’exemple du Conseil de sécurité de l’ONU, il a noté un sentiment que cet organe «ne correspond plus à la logique du monde d’aujourd’hui par rapport à ce qu’était le monde après la Seconde Guerre mondiale, lors de l’établissement du Conseil de sécurité».
«Il est clair que beaucoup d’organisations internationales manquent de l’efficacité et de la capacité nécessaires pour répondre efficacement aux problèmes auxquels elles sont confrontées», a-t-il ajouté.
Il a dit sa détermination à reformer l’ONU, notamment les secteurs du développement et des opérations de maintien de la paix. Il a également insisté sur la nécessité de réformer la manière dont l’ONU est gérée. «Nous avons des règlementations qui empêchent l’ONU d’agir efficacement. Nous devons créer une confiance mutuelle entre les différents États membres – le Groupe des pays occidentaux, le G77, tous les autres – pour leur faire comprendre qu’il est dans l’intérêt de tous d’avoir une ONU plus souple, plus décentralisée, avec des procédures plus simplifiées».